Genèse» XLI. I 2. Daniel^ xi
d'une statbe (pi avait la tèlc cl'oc, et ^'i1 lui en avait demandé la ûgiiiflcatiofl-
Ainsi, ijuaad on a proposa iioe parabole, et qu'on vient à l'espliqnci', celii i qui l'on parle, conaidéraot déji tout ce gui la compose cimme des aigneE, on a droit, dans l'eipUcatioa de ebaqae partie, de donaer au signe le nom delà chose aï^flée.
Ainsi Bien ayant rait voir an prophËla Eiéchiel sa vision, l'n l'piritu, m Champ plein de morts, et les propbètes diatlngnaul les visiona dea r^litée, et étant accontumés ï les prandre pour dea signas, Dieu lut parla fort iolelligitilemenl en lui disant que ces ei iiaiint la maitun d'igrail'; c'cat'à-dire qn'ila !a signiSaïent.
Toici les préparations certaines ; el comme on ne voit pas d'anlrea exemples od l'oa convienne que l'on ail donné an signe le nom de la ctiose aigniSée, que ceux où elles se trouvent, on en peat tirer cette maitme de sens commun : queroanedonneauiaiguas le aom des chO' sea, que lorsque l'on a droit de supposer qu'ils sont regardés comme signes, et qne l'on voit dans l'esprit des antres qu'ils sont en peine de savoir, non es qu'ils sont, mais ce qu'ils signiBeut.
Hais comme la plupart des règles morales ont des exceptions, on pmirrait douter s'il n'en fandrait point faire nue à celle-ci en un seul cas; c'est quand la chose sigoiQée est telle, qu'elle exige en quelque sorte tl'jtra marquée par un signe : de sorte que, aitfit que le nom de cette chose est ])ronODcË, l'esprit conçoit incontinent que le sujet auquel ou l'a joint est destiné pour la désigner. Ainsi, comme les alliancea sont orâinuiremcnt marqaéea par des signes eitérlearB, si l'on afHruiait le mot d'uUianci de quelque cliose extérieure, l'esprit pourrait Être parlé 11 concevoir qu'an l'en atfimerait comme de son signe : de sorte que, quand il j aarail dana l'Écriture que la tircotieisiim est t'allimct, peut-être n'y aarail-il rien de surprenant, car l'alliance parle l'idée du signe snr la chose i laquelle aile est jointe : et ainsi, comme celui qui écoate nne proportion conçoit l'attribut et les qualités do l'attribut avant qu'il en fasse t'soion avtc le Biyel, on peut snpposer qne celui qui entend cette proposition, la circmdit'im est l'altianct, est snfRsamiBent préparé i concevoir que la circoncision n'est alliance qu'en signe, le mol d'alUtmct lui ajaat donné lieu de former cette idée, non avant qu'il soit prononcé, mais avant qu'il Ci^t joint dans son esprit avec le mot de ciTcmâtiûn.
,J'ai dit qne l'on pourrait croire qna les choses qui exigent, par nne convenance de raison, d'être marquées par dea signes, seraient nne ei- ;eplion de la règle étsblie, qui demande une préparation précédente qui 'asss regarder le signe comme signe, afin qu'on en puisse aflirmer U ihose signiflée, parce qna l'on pourrait croire aussi le contraire; car :
celle proposition, laeircottcision eit ^alliance, n'est point dansl'Écti-
'e, qui porte seulement : Voici ralJfance qw voua obscTvertz tnlrt veut, votri poslêriU U moi: Tmt mïJe parmi uom iwo ciMoncii*. Or, il n'est pas dit dans ces paroles que la circoncision soit l'alliance^ mais U cir-