‹ La logique de Port RoyalChapitre 8 sur 170 · CHAPITRE !«'. ~ De la nature dn raisonnement et des diverses · texte numérisé non relu

CHAPITRE !«'. ~ De la nature dn raisonnement et des diverses

espèces qu'il peut y en avoir.

» La nécessité du raisonnement n'est fondée que sur les bornes étroites de l'esprit humain, qui, ayant à juger de la vérité ou de la fausseté d'une proposition, qu'alors on appelle question, ne peut pas toujours le faire par la considération des deux idées qui la composent, dont celle qui en est le sujet est aussi appelée le petit terme, parce que le sujet est d'ordinaire moins étendu que l'attribut, et celle qui en est l'attribut est aussi appelée le grand t&rme par une raison contraire. Lors donc que la

ANALYBB DB LA LOOIOUG DE POBT-ROÏAI..

,nU (las |)[iur Taife ji II tiesnïQ de ifujutir

imal

n (luit Rllirmsr Ol n . .

.islkiie Idée, ot cettâ iroinlëtni: idâs s'u|i|iello inoyai.

b Le moyen i^lurit une fois conipsM B*ec l'attribut de la coadUBlDn (ca

qui ■■« peut Aire qu'eu unimuni ou uiant), fiiit[iLpiv]iuellloii

fiill celle qu'on appelle mfK«uri, i suuhd que le gujot da la conclueioa B'IpNle ftlil lermi,

» Et puis ïierit U toaduBion, (]ui esl la ppopoeition m*iiie qu'on aYuii (i prouver, et iiui, avuat iiue d'Ctit piouviic, g'uppeiiiii gund'iin,

CnAPlTAE 111. — Règlu E^Dérales de* lïUegiBmeB.

B Réglb I. tu mo^cii ne |i«ul i^fre pm de«i /■(!(! pmifttili^Bnieni/ waid il dcfl ftve pris «" inuiNs une foû iiah'Cfi'dlcmcnL

» C«r, iletaiU uuir ou dusntiii' Iub dciu lermea de la wncluBioDr il eBl clair qu'il ne peut le fuire t'it cet çn» pour deux parilea dilfdreDtea il'uQ Oléine tout, pni'M que ce ae aerii pas peut-£tre U mime païUe qulgen unie uii désunie du ces deux lenaes.

H KéqleII. — Ui umut dtlA eonalmim nt pavtnt ^oM Un prit fba univcTKilciiuinfikni U cvncluafen jm diua kt primûat.

n Hbule ill. Onjupeul riini ciinclun ife iaix propinitiim» nlgitUvu,

iiDe c

quel

..,__. . 1 c'uîianll pa» que lei EspigaulB ne Boient pn«

ctirdtiFUB, aus3l que It^s Cliiuois le aoieat, quoiqu'ils no soient pas plus Turea que lea liBpu)(DolB.

B EIËGI.G VI. licimx propnitkm mrticvliiret ilnii«'mjuilr(sn.

u Car Bi elles fûut loulee dcui uIllriualiTeï, le uioïcuïBuniprixdouï « Il^iiatlicnliâi'eiuoiil.

» On peut dire eo ef ndrui qu'il y s autant de iortea de Byllegisinea

SI) peiil y avoir de dilïérontOB uiiuif^ieB de dispneer, en parilant ces les, lei truiii proposUions d'un BjIlDglBiue et les trois Uimee >loDt elles »uiil cumnusèes.

n La •Ittpo^iiion iti trois proposilions selon lenr quiitre dilKreacea, A. li, I, II, 9'iipiiellelrioih.

u l'il lu ilitpiiBiliuii des trois termeii, c'ost-â-djj'e du moyen avec let deux tei uiuB Je la eonclOBion s'appelle fgvTe.

» Du lit moycD BBl injei <u la majeure tt atlribat m Is minturt, ce qui Fiilt lu piciuitre fgvTs; aOnil*tlaUmui inia muitun tt m lamitimre, ce qui rail la detuiiiue - Hawi; ' » Ou il est njijit en l'une ri l'autre, ce qui fait il Iruialf'inG ^gure;

a tilt il est enilu uHiiini dnu* lu iinijiure ef mjH bh la laintUTr, ce qui put falio une i|ualrlfme fsnie.

riUI'lTItlv X. — Prlnotpe gènéTnl par lequel, bsob aDcana rèduotlou ■u Uiurei et aui m«ileB, on pent Juger de la boati on du déUnt do toDt ajllOKltina.

" Noua UVPU3 TU coiuuie uu peut juger s) loa arKiiweiilâ sont cooelunniB

ou -vicieux, en les réduisant à la forme des arguments plus communs, iÇ. . pour en juger ensuite par les règles communes; mais comme il n'y a V.', point d'apparence que notre esprit ait besoin de cette réduction pour î-^ faire ce jugement, cela a fait penser qu'il fallait qu'il y eût des règles %^ plus générales, sur lesquelles même les communes fussent appuyées, F- par où l'on reconnût plus facilement la bonté ou le défaut de toutes > I sortes de syllogismes : et voici ce qui en est venu dans l'esprit. ?" » On peut juger de la bonté ou du défaut de tout syllogisme, sans con- K: sidérer s'il est simple ou comppsé, complexe ou incompiexe, et sans *■' prendre garde aux ligures ni aux modes, par ce seul princijie général, que j[- r«îje des deux j)ruiiO!ii lions doit contenir la conclusion, et l autre faire voir ^ qu'elle ta contient : c'est ce qui se comprendra mieux par des exemples. ;^ Exemple. Je doute si ce raisonnement est bou : ■(■ Le devoir d'un chrétim est de ne point louer ceux qui commettent des acy': tions criminelles; ■i Or, ceux qui se battent en duel coinmettent une action criminelle ;

Donc le devoir d'un chrétien est de ne point louer ceux qui se battent en ■■ duel.

» Je n'ai que faire de me mettre en peine pour savoir à çiuelle

figure ni à quel mode on peut le réduire: mais il me suffit de considérer ■ si la conclusion est contenue dans l'une des deux premières propositions, - et tfi l'autre le fait voir.

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