‹ La logique de Port RoyalChapitre 90 sur 170 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

RIÏGLES, MODES ET POSDEMESTB OE LA SF.COSDE FICtHE.

•a seconile llgnre est calle oli le moyen est deni fois attribat, et de là 'ensuit qa'aSti qn'ello cooclae nèccsagirement, il Taut que l'on garde

V deux rf!i;ks.

(lÊGU I. il favt qu'il y sH uns des deux jiTf^tsxtioru nigstiva, et ■ tùnté^iitiil quÈ la eetielviim li soi'i imii par U mitaie rit)!* gêaè'ale.

""par, si elles étsleal toales deiii iiftlrnialiïes, le raoîm, qui est tonm attribut, serait pris deux fois parliculiÈremeat contre la première là générale.

iiOLB U. Il faut que la innjniri! sait imiverselU. 'ar, la concluEion étalit négative, le giand lertoe on i'aitj'ibut est I nnÏTeraïlIeinent. tir, ce mËme ternie est sujet ie la majeiirai ic i! doit èlre nniverael, et, par cnnaéquenl, rendra la majeiu-e u:

Relie.

Ûémomlration.

Qu'il ne peut y avoir que juttre meict iatis la seemât /tijKn,

Des dix modes caaoluants, les quatre sFllrinalilï sont eidqs par la

luière régk.de cette ligure, qui est que l'une des prémisses doit ètra

0, A, 0, est excla par la seconde règle, qui est que la majeure doU univcrselk.

, A, est escln'par la même raison qu'en h première figure, pi le petit terme est aussi snjet en la miDeore. . ne resta donc de ces dix modes que ces quatre :

Ce qu'il fallait démontrer.

On a compris ces qnalre modes sous ces mots artillciels < :

Ck- Nul menteur nest croyable,

SA- Tout homme de bien est croyable :

RE- Donc nul homme de bien nest menteur,

Ca- Tous ceux qui sont à Jésus-Christ crucifient leur

chair ; ■ '

MES- Tous ceux qui mènent une vie mjolU et voluptueuse

ne crucifient point leur chair :■ TRES^ Donc nul d'eux nest à Jésus-Christ.

Fes- Nulle vertu nest contraire à V amour de la vérité;

Ti- Il y a un amour de la paix qui est contraire à l'amour de la vérité:

NO. Donc il y a un amour de la paix qui ne$t pas vertu.

Ba- Toute vertu est accompagnée de discrétion;

RO- Il y a des zèles sans discrétion :>

co. Donc il y a des zèles qui ne sont pas vertu.

Fondement de la seconde figure.

Il serait facile de réduire toutes ces diverses sortes d'arguments k un même principe par quelques détours ; mais il est plus avantageux d'en réduire deux à un principal et deux à un autre, parce que la dé-pendance et la liaison qu'ils ont avec ces deux principes est plus claire et plus immédiate.

Principe des arguments en Cesare et Festino. -

Le premier de ces principes est celui qui sert aussi de fondement aux arguments négatifs de la première figure ; savoir, que ce qui est nié d'une idée universelle est aussi nié de tout ce dont cette idée est affirmée, c'est-à-dire de tous les sujets de cette idée : car il est clair que les arguments en Cesare et Festino sont établis sur ce principe. Pour montrer, par exemple, que nul homme de bien n'est menteur, j'ai affirmé croyable de tout homme de bien, et j'ai nié menteur de tout homme croyable en disant que nul menteur n'est croyable. Il est vrai que cette façon de nier est indirecte, puisqu'au lieu de nier menteur de croyable, j'ai nié croyable de menteur ; mais comme les propositions négatives uni-

LHTXB. ,

Mlea ae cflnvettiSBeni Bimiileinoiit ea niant l'allribul à'aa siijat

reracl. onniere enjVl iimvei'sel âe l'attribut.

Bla fait voir néanmoins que I?3 argument; en Ctinrt snnl, en qiiuU inaniire, indirecte, puisque ce qui doit èlra nié n'y est nié qii'inteiDBal 1 mais, Gamme cel.i n'empSclie pas que l'esprit ne coui- )« btilemefit et rlairement la force de l'argument, ils peuvent irpenr directs, entendant ce terme pour des arguments clairs et ■h.

k fait voir anssique ces deux modes CMire et Fiilino nesoaldilTédes deux de )a prenùère tigure, Celarent et Fcn'n, qu'en ce que la lire en est renversée ; mais quoique l'on puisse dire que les modes ^ <io la première figure sont plna directs, il arrive néanmoins int que ces deux de la.deaxiémo ligure qui y répondent sont plus ds, et que l'esprit s'; porte plus facilement; car, par exemple, celui que nous venons de proposer, quoique Vordre direct de U tioa demandât que l'on dtt: i^ul tiomme eroyable n'est menteur, ce

dit fait un argument en Cttare.nt, néanmoins notre esprit se ports, «llemeat i dire que nnl mealeur n'est oruyablc.

Prmeipe des arguments en Camestres et Baroco.

m ces detu modes te moyen est alfinné do l'attribut de la conclU' ,et nié da sujet, ce qui fait voir qu'ils sont établis direclenient a.principa ; Tout es gui at compris dans l'sifenrioii d'uni iiUe vni. ItfriMtotviSBl duKciin ries mjels don! onianie, l'nltriiid d'une protgn 'atsaiiit iiant pria leton tavU sv» ezfnuion, umme un fa proui'j .fa swomfe partie.

tiêtirétien est compris dans l'eitensioa de cbarilable, puiiqnetout dirétten est charitable; eharilable est nié d'itnpilopble envers \ei WJdonc vrai «hrétien est nié d'impitoyable envers les pauvres; ~ tait cet argument :

I vrai f-hrititn at eharitabU ;

fmirùoyaih mvDn tes pairarij n'est charitable;

iwit (wpiiflïoth timr» !(S pmiires n'est lirai ehTétkn.

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