‹ La logique des sciences moralesChapitre 3 sur 114 · VI NOTICE SUR LA VIE ET LES ŒUVRES · texte numérisé non relu

VI NOTICE SUR LA VIE ET LES ŒUVRES

même, en bonne justice, une partie doit rejaillir sur le père, et John-Stuart Mill n'a rien négligé, dans son Autobiographie^ pour que cet hommage lui fût rendu. L'on peut reconnaître, en effet, avec M. Bain, que l'œuvre la plus considérable*, la plus solide dont nous soyons redevables à James Mill, ce fut son fils même , dont l'éducation , au milieu d'un incessant labeur, fut sa tâche assidue.

John-Stuart Mill (ces prénoms lui furent donnés en souvenir de lord John-Stuart de Fettercain, qui avait été le protecteur de son père), naquit le 20 mai 1806. Il faut lire dans ses Mémoires et les quelques documents complémentaires fournis par M. Bain (/. Stuart Mill y a criticism), le récit de l'éducation de SCS premières années. Vers trois ans il commence le grec; son père lui en fait apprendre les « vocables », qu'il lui éc7'i{>ait sur des cartes, avec leur signification en anglais. Avant huit ans il avait lu YAna^ hase, Hérodote, les Mémorables^ plusieurs Vies de Diogène Laërte, et même des Dialogues de Platon, y compris le T/iéétète, 11 remarque lui-même que ceci était quelque peu prématuré. Puis viennent les livres d'histoire et de voyages, qu'il lit avec passion et dont il présente des résumés à son père. A huit ans il commence le latin avec ses sœurs, dont il est plutôt le moniteur que le condisciple ; il lit les Verrines et le

1. James Mill n laissé une importante Histoire des Indes (1818)» qui lui valut (1819) un poste élevé ù la Compagnie des Indes, à laquelle son fils fut également attaché jusqu'à la suppression de cette Compagnie (1823-1858); outre cette Histoire, il faut citer surtout l'Essai sur le gouvernement (1828) et VAnalysis ofhuman mind (1829).

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