‹ La logique des sciences moralesChapitre 79 sur 114 · GÉOMÉTRIQUE · texte numérisé non relu

GÉOMÉTRIQUE

Parmi les théoriciens qui ont raisonné des chosessociales suivant des méthodes géométriques, se refusant

 admËtli'e qu'u

. MÉTHOSB GÉOMÉTniQUe îlî)

e loi puisse en modifier une aiilre, il en

, que nous laisserons pour le moment hors de cause, parce que chez eux cette erreur se complique et résulte d'une autre méprise fondamentale, que j'ai déjà notée au passage et dont j'aurai à traileiplus amplement avant de conclure. Je veux parler de ceux <pii déduisent leurs conclusions politiques, non des lois de la nature, non de séquences phénoménales réelles ou imaginaires, maïs de maximes pratiques inflexibles. Tels sont, par exemple, tous ceux qui fondent leur théorie de ■apolitique sur ce qu'on appelle le droit abstrait, c'està-dire sur des maximes universelles; prétention dont nous ayons déjà remarqué le caractère cliimérique. Tels sont i également ceux qui font l'hypolbêse d'un contrai social ^ ou de quelque autre obligation primitive de ce genre, el qui l'appliquent aux cas particuliers par voie de simple interprétation. Mais ici l'erreur fondamentale est d'essayer de traiter un art comme une science et d'obtenir un art déductif : tentative dont nous montrerons dans un

tantes justlDastioua. C'est hic» en eu

a th^riB du Contrai social pn!-

sauBquoM.Renouvier réhabilite cette

nit élre uno txpticatîon hitlnH-

idée dans M Science de ta murait (11,

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spparteaaat à la sociologio prô-

raiarm. l'on étend Tidce ds contrat à ta

nent dlto. Mais elle est évidcm-

iaçon do H. FouillËe, ou peut lui l^ira

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uno largo place, niënie an aociolo-

rtiJl, à dùBiiir uaprluclpo prali-

d'ilre une hypothèse gratuite. • Lo

et par DODSËi]uaat un idiat. Cette

aoul fait de vivro et d'agir au aain

urdlmi p*r la sociologie natura-

qu'on OBt contraint d*y ïivro at d^

■ Énn i>«nli^br;/^n H 'nxi if! n i>b nn

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de vivre en aociélû qu'il en impoaai-

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V a touours un ék'uicat voloutalro

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chapitre ultérieur le caractère irrationnel'. Il conviendra de dereiancier nos exemples de raétliode géométrique aux penseurs qui ont évité cette erreui" Bupplémen taire, et qui, par là, conservent une vue plus juste de la nature de la science politique.

Noua pouvons citer, tout d'abord, ceux qui prennent pour principe de leur philosophie politique que le gouvernement est fondé sur la crainte ; la peur qu'ils avaient les uns des autres aurait été l'unique motif qui, à l'origine, aurait amené les hommes à l'état de société, et les y aurait maintenus. Quelques-uns des premiers théoriciens-* de la science politique, Hobbes en particulier, ont fait de cette proposition, non pas implicitement, mais en termes exprès, le rondement de leur doctrine, et se sont efforcés de bâtir sur ce fondement une philosophie politique complète. H est vrai que Hobbes ne trouva pas dans cette unique maxime de quoi le mener jusqu'au terme du problème, mais se vit obligé d'y mettre une rallonge, le double sophisme d'un contrat primitif^. Je dis un double sophisme, car d'une part il donne une fiction pour un part il prend un principe pratique, un ae base d'une théorie; et c'est là une pétition de principe, puisque, comme nous l'avons dit en traitant de ce sophisme, toute règle de conduite, fùt-ell» aussi impérieuse que la fidélité à un engagement, doit reposer elle-même sur la théorie de la question, et par conséquent la théorie ne peut s'appuyer sur elle ■'.

fait, et d'i précepte, i

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