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cette union se manifesta avec le plus d’énergie, fut une sorte de ligue défensive contre le fléau du temps, les déprédations des gens de loi. Les minutes des notaires conservées si précieusement en France, abondent en traces de ce grand mouvement qui se traduisit par l’adoption presque générale et solennelle du système de l’arbitrage pour le règlement des difficultés individuelles ou locales.
En dehors des prud’hommes estimateurs, statuaut à titre officiel sur les choses de leur compétence, chaque pays en a alors d’officieux auxquels s’adressent les parties en litige. Les notaires dans leurs minutes se plaisent à les qualifier de “sages.” Ce sont des pacificateurs domestiques et, à eux se joignent les amis.
À Rognes (Provence) en 1435, une transaction qu'ont ménagée amis et arbitres, nous initie à ses préliminaires. “Il est temps, déclarent d’une commune voix les deux contendants d’en finir avec des discussions irritantes, d'éviter bien des scandales