MARNE (HAUTE
(Tome ^^)
« L'autorisation donnée aux institutrices congré-
ganistes d'exercer leurs fonctions sans autre titre de capacité qu'une simple lettre d'obédience a produit les effets les plus regrettables. C'est un malheur pour les familles, pour les élèves, pour les maîtresses et pour les congrégations elles-mêmes.
« Cette disposition de la loi de 1850 partage, avec quel ques autres, le triste privilège d'être l'objet d'une réprobation universelle. On la considère comme un fâcheux anachronisme et une criante injustice. »> (P. 607.*)
« Les frères des Écoles chrétiennes n'admettent
dans leurs écoles que les livres de leur maison; ils en font parfois un commerce dont les familles se plaignent.
« Les religieuses adoptentassez volontiers les ouvrages conseillés par l'autorité académique, surtout s'ils sont revêtus d'une approbation épiscopale.
« En général, on reconnaît que renseignement des congréganistes est très inférieur à celui des laïques, et on se console en supposant que l'éducation est meilleure. Toutefois ici les frères perdent dans Topinion publique.
« Les religieuses se conforment assez exactement aux prescriptions du règlement des écoles» mais les frères sont moins soumis, et, dans plusieurs écoles, ils ne se font pas scrupule de se donner des vacances plus longues que celles qui sont fixées par le règlement.
« Les pensionnats de jeunes filles tenus par les laïques sont visités régulièrement. Mais les familles regrettent que cette inspection, s'exerçant dans les limites restreintes de la loi, ne porte pas sur l'enseignement et ne puisse pas les éclairer sur la valeur pédagogique de ces établissements. Les directrices elles-mêmes sollicitent comme une
faveur d'être assimilées pour rinspection aux écoles pupliques ; c'est une amélioration demandée par tous, excepté par les religieuses cloîtrées ou non. Dans ces pensionnats, la surveillance n'appartient qu'à des membres du clergé. » (P. 608.)