‹ La loi de l'enseignement primaire (Proposition Barodet);Chapitre 70 sur 137 · ALLIER · texte numérisé non relu

ALLIER

(Tome I*'.)

« Les livres de classe sont en général plus ou

moins bons. Mais, dans les écoles congréganistes, les livres où Ton fait lire sont complètement inintelligibles pour les enfants, et le plus souvent les maîtres eux-mêmes ne pourraient parvenir à les leur faire comprendre. On lit des années entières sans entendre un mot à ce qu'on lit; autant vaudrait ne faire lire que du latin. Mais c'est la règle de l'institut! Et les meilleurs^ esprits n'osent guère s'en affranchir. Même en beaucoup d'écoles laïqpies, ces livres sont mal choisis, sous ce rapport. D'un autre côté, les instituteurs n'y aident guère; les trois quarts de renseignement devraient sortir de cette lecture, et le mauvais choix du livre ou la paresse de l'instituteur en fait un exercice purement mécanique. » (P. 476.)

c Quant à la disposition de la loi de 1850, qui autorise les institutrices congréganistes à exercer avec une simple lettre d*obédience^ elle consacre une inégalité devant ' la loi et elle a pour effet de jeter dans les écoles beaucoup d'institutrices peu capables ; enfin elle facilite singulièrement la propagation des écoles congréganistes et l'étouffement des écoles laïques.

< On doit ajouter qu'elle est d'une nécessité douteuse à certaines congrégations; elles y trouvent toutefois la satisfaction de n'être pas sous la loi commune et de n'enseigner qu'en vertu de leur droit. » (T. I, p. 480.)

< Les meilleures écoles congréganistes ne valent

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pas ordinairement les meilleures écoles laïques ; Tintelligence y est moins cultivée. Les plus mauvaises se valent de part et d*autre , la proportion des bonnes aux médiocres est plus faible chez les congréganistes que chez leurs confrères. Un grand avantage des congréganistes est le quantité de maîtres ; mais la qualité n*y répond pas, et les mauvais maîtres, même sous un bon directeur, font de mauvais élèves.

« Les livres sont pris généralement dans la liste du conseil académique. Les frères ont ceux de F. P. B. (1), adoptés aussi par quelques autres congrégations. La Présentation de Marie a son Manuel, Chez les Frères et chez bien d*autres, la lecture se fait dans le Devoir du Chrôtien.

« Les punitions ordinaires sont les mauvais points, les retenues, les devoirs supplémentaires. La discipline est généralement douce. On veille à ce qu'elle ne s'écarte pas de Tesprit du règlement. » (P. 481.)

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