‹ La loi de l'enseignement primaire (Proposition Barodet);Chapitre 71 sur 137 · ALPES (BASSES · texte numérisé non relu

ALPES (BASSES

(Tome !•'.)

(c On estimiB généralement que la lettre d'obédience

n'est nullement une garantie d'instruction. Les institutrices congréganistes devraient ôtre soumises à la règle commune. L'instruction primaire y trouverait son avantage et on mettrait fin à un privilège que l'opinion publique impartiale n'approuve pas. Les communautés ellesmêmes y gagneraient en instruction et en considération, n (P. 49.)

« Les inspecteurs primaires sont reçus dans les

(1) Frère Philippe Brazier.

écoles congréganistes avec respect et déférence; leursr observations sont bien accueillies, et si elles ne sont pas toujours exécutées, c'est que les statuts sont, dans beaucoup de détails, en opposition avec le règlement.

« Les livres en usage dans ces écoles sont prescrits et envoyés par le supérieur général ; il n*y en a pas de contraires à la Constitution et au Gouvernement ; mais il serait difficile de faire pénétrer dans ces écoles les ouvrages adoptés et employés par les instituteurs laïques. » (P. 50.)

« Dans les écoles, soit de filles, soit de garçons,

les punitions corporelles réprouvées par la loi et par la raison ont à peu près disparu pour faire place à des moyens disciplinaires propres à exciter l'émulation et à corriger les fautes, sans abrutir les enfants ; c'est un véritable progrès qu'il est utile de constater.

« L'inspection des pensionnats de jeunes filles ne se fait qu'imparfaitement et dans les limites restreintes que la loi de 1850 a tracées à l'administration. Celle des pensionnats cloîtrés ne se fait pas du tout. Le service n'aurait qu'à gagner à ce que ces divers établissements fussent soumis à une surveillance régulière et complète. L'instruction des élèves s'en ressentirait, et les bons livfes, comme les bonnes méthodes, pénétreraient peu à peu dans des établissements qui, jusqu'à ce jour, n'ont ^té soumis à aucun contrôle. » (T. 1, p. 50 et 51.)

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