‹ La loi du cœur comedie en trois actes, en proseChapitre 16 sur 77 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

JULIE, boudeuse.

Oh! chère enfant!

HORACE

Au fond, c’est la même chose.

'JULIE

' Ça ne l’est pas dans la forme, et je t’ai trouvé là en défaut : il fallait prendre cela sur nous deux... précisément parce qu’il s’agissait de ton père. Tu aurais dû sentir que j’aurais encore plus le désir de...

HORACE, avec tendresse.

De quoi?

JULIE

Que sais-je? De... de signer! c’est vrai, quand, le lendemain, on est venu pour ces actes, que le clerc nous les a apportés dans to”h cabinet... j’ai eu un mécompte!

IIOHACË, gnîment.

Est-elle gentille!

JULIE

Oh! est-elle gentille! — Je m’attendais à mettre là mon parafe; et, à chaque signature qu’on demandait à monsieur, je m’approchais, quand il avait fini... je me présentais au clerc avec ma plume : « Monsieur, où faut-il?... — Oh! non, Madame; merci, nous n’avons besoin de rien, la signature de Monsieur suffit!... » Il m’agaçait ce petit avec son sourire gracieux, qui semblait dire : «Ah! cette petite dame qui croit qu’on a besoin de son parafe! »

HORACE

Ma bonne Julie!... Que je t’aime!...

JULIE

liens, le voilà mon parafe! (eiip l’embrpsse vivement; i« porte s’ouvre; elle jette un cri.) Oh! (Reconnaissant madame Richaud.) Ah! CC ll’est

que grand mère!

LA LOF DU CŒUR

Page 1