‹ La loi du cœur comedie en trois actes, en proseChapitre 49 sur 77 · RICHAUD, D’ORÉMONT, UN DOMESTIQUE · texte numérisé non relu

RICHAUD, D’ORÉMONT, UN DOMESTIQUE

UN DOMESTIQUE

Une lettre pour monsieur le comte.

d’ o né MONT.

Bien... donnez! il, y a une réponse?

LE DOMESTIQUE

Elle vient par la poste, (n son.)

D'ORÉMONT, lisant.

« Pressé. » L’écriture de Debresnes. Lille ! c’est bien cela! — Vous permettez, Richaud?

RICIIAUD.

Oui, mon ami, faites... (a part.) S’il n’était pas entré, je crois que j’allais me jeter dans ses «bras...

D’ORÉMONT, lisant.

« Mon cher ami, je t’écris à la hâte et dans un bien grand trouble... » (Parié.) Ah ! mon Dieu ! qu’y a-t-il? (Lisant) «J’apprends à l’instant, môme l’affreux désastre qui vient de te frapper!... » (parié.) L’affreux désastre!

RICHAUD, à part.

Que faire?

D ’o R É M O N T , lisant.

« Blanche est à Paris, Edmond y sera demain, et ira aussitôt te voir pour causer avec toi de tout cela. Attqpds-le, car je n’ai devant moi que quelques minutes et ne puis t’en dire long dans ce triste courrier... » (Parié.) Ce triste courrier !... Que signifie?...

(Il continue à lire bas.)

RICHAUD

Cette lettre semble te troubler?...

D’ORÉMONT , parcourant.

Hein?... oui! un incendie! l’assurance périmée!... — Mais...

Page 1