‹ La loi du cœur comedie en trois actes, en proseChapitre 56 sur 77 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

MADAME KICIIAUD.

Ail!

JULIE

Il reviendra ce soir pour vous voir. — Mais je voulais vous dire : savez-vous ce qu’Horace avait, tout à l’heure ?

MADAME RigHAUD.

Horace ?

JULIE

Je l’avais laissé avec mon père, et je l’ai trouvé très-agité après leur entretien; je lui en ai demandé la cause; il m’a répondu, avec quelque embarras, que son agent do change no venait pas, que •cela le contrariait; mais j’ai idée que c’était une défaite, et je crains que mes prévisions ne se soient réalisées.

MADAME RICHAUD, se lèvent.

Quelles prévisions?

JULIE

Que papa n’ait adressé des reproches à Horace, et trouvé mauvais...

MADAME RICHAUD

Quoi donc?

JULI E

Qu’il ne lui ait pas appris plus tôt le malheur arrivé dans la famille!... Lui, si bon, si dévoué au colonel, ça l’aura blessé.

MADAME RICHAUD, l’embrassant.

Chère enfant ! — Non, ce n’est pas cela.

JULIE

Ce n’est pas cela? Eh bien ! il y a donc quelque chose?

MADAME RICHAUD

Mais non!... Ne me tourmente pas.

JULIE

Il n’est rien arrivé à Horace, bien sur?

MADAME RICHAUD

Rien.

LA LOI DU CŒUR

JULIE

Pourquoi, alors, êtes-vous préoccupée ?

MADAME 1U CIIAUD.

Mon Dieu! je suis préoccupée... d’affaires relatives à ton père.

JULIE

D’affaires d’argent? •

MADAME MCI! AUD.

D'argent, oui!

J f L 1 K*, avec in*ouciauce.

Oli ! ça, alors, ça m’est égal !

VICTOIHE, Tenant île lu gauche.

Madame la comtesse va se lever, et me charge d’en prévenir ces darnes.

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