SCÈNE PREMIÈRE
MADAME RICHAUD, seule, assise nu milieu, à gnuclie.
Pauvre Horace! il est sorti, profondément blessé! Que maintenant le colonel apprenne la vérité... sa fierté mise en cause rendra peut-être le mal irréparable! (eho se lève.) Ah! Richaud!... Oue faire? Lui parler?... Une minute d’élan, je l’obtiendrai aisément de son cœur, car j’en connais le chemin : mais, la minute d’après, ce qu’il appelle la raison reprendra le dessus, car il est convaincu... et ferme en ses convictions!... Il souffre, mais il ne bronchera pas... à moins d’un de ces chocs que mes pauvres paroles seraient, hélas! impuissantes à produire! (Elle s’assied.) Ah! quand, ce matin, Morin était ici, je me disais que lui aussi naguère avait eu un peu les mêmes idées... avec moins d’ardeur, parce que sa nature est plus calme. — Pauvre homme! il no doit plus les avoir!...