Récogn., I, 69. — Lettre à Jacques, inscription
3. Récognitions, iVj35.Propter quod observate cautius utnuUi doctorum credatis nisi qui Jacobi, fratris Domini ex Hierusalem detulerit testimonium vel ejus quicumque post ipsum fue-
admet le salut des Gentils, mais à la condition que ceux-ci croient en Moïse, car le don spécial fait aux Juifs a été la Loi de Moïse, et le don spécial fait aux Gentils a été l'amour de Jésus. Pour être sauvés les Juifs qui croient en Moïse doivent aussi croire en Jésus, et les Gentils qui croient en Jésus doivent aussi croire en Moïse ^. Et croire en Moïse, ce n'est pas seulement reconnaître qu'il a été envoyé de Dieu, c'est accepter sa Loi à l'exemple de la Chananéenne de l'Évangile. Si, en effet, cette femme fut exaucée par Notre-Seigneur, qui venait de la repousser, ce fut parce qu'elle reconnut que les Gentils, vivant en dehors de la Loi, sont comme des chiens, et parce qu'elle se convertit au judaïsme 2.
Les préceptes auxquels se ramène la doctrine morale des Clémentines sont résumés ainsi dans un discours où l'auteur met en scène S. Pierre : Il faut honorer le Dieu unique, croire au seul prophète de vérité, être baptisé pour la rémission des
rit. Nisi enim quis illuc ascenderit et ibi probatus fuerit quod sit doctor idoneus et probatus ad praedicandum Chrîstî verbum, nisi, inquam inde detulerit testimonium, recipiendus omnino non est, sed neque propbeta neque apostolus in hoc tempore speretur a vobis aliquis alius praeter nos. Unus enim est verus propbeta cujus nos duodecim apostoli verba praedicamus. Ipse enim est annus Dei acceptus, nos autem duodecim menses.