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chaque action avec ses diverses modalités, et de quelle manière précise elle doit être faite selon la Loi. De là l'importance des Maîtres et des Docteurs qui sont assis sur la chaire de Moïse et enseignent à leurs disciples l'interprétation de la loi écrite, et les traditions des anciens rabbins qui, sous couleur d'interpréter les préceptes de Dieu, les faussent souvent^. De là dans la nation israélite une barrière de séparation établie entre le pharisien parfait, le sage vraiment instruit (n^n T'pSri) et le peuple (Yl^'l °?l') composé d'ignorants qui ne connaissent pas la Loi et par suite ne l'observent pas 2. Le nom de Pharisiens donné aux zélés observateurs des pratiques légales a son origine dans cette tendance séparatiste.
Mais les Pharisiens et tous ceux qui se piquaient de remplir toutes les obligations imposées par la Loi se piquaient également d'avoir par leurs propres œuvres un vrai mérite, c'est-à-dire un droit réel et strict aux faveurs divines. Ils s'en fflorifiaient dans leurs prières et celui que Notre-Seigneur met en scène dans la parabole du Pharisien et du Publicain^ peut servir de type général sinon pour tous les Pharisiens, du moins pour un bon nombre d'entre eux.