‹ La loi et la foi [microform]Chapitre 121 sur 210 · Weber, op. cit., p · texte numérisé non relu

Weber, op. cit., p

cence. Elle est le moyen par lequel ils peuvent surmonter les désirs de la chair, qui sont le principe de tous les péchés ^ Cependant, en pratique, on ne trouve pas d'homme qui ne commette quelque manquement à la Loi. Gomment donc échapper à la malédiction et au châtiment portés contre quiconque transgresse les ordonnances ? selon ce qui e st écrit : Maudit soit quiconque n'est pas constant à observer tout ce qui est marqué dans le livre de la Loi-.

La sanction, d'après les rabbins, n'est pas aussi sévère qu'on pourrait le supposer. Il avait bien été décidé, sans doute, que quiconque aurait manqué, même à une seule ordonnance, serait condamné 3, mais de fait Dieu traite l'homme d'après ce qui l'emporte de la justice ou du péché. Si le mérite légal est plus fort, l'homme est juste (p''"ï)5 dans le cas contraire il est pécheur (5?p^)- Mais la sentence divine n'est pas basée uniquement sur le nombre des bonnes ou mauvaises actions accomplies par chacun, elle tient compte aussi de leur valeur. De là une échelle de préceptes et de défenses, avec des graduations indiquant l'importance de chaque commandement.

La piété dégénère ainsi en un formalisme étroit

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