Targ. Ez., xvi, 3; xvi
(des mérites) d'Isaac, qui fut lié (pour le sacrifice) sur le lieu du sanctuaire, lieu qui est appelé la montagne de Fencens, et en ce lieu se font des prodiges ; à cause de la tendresse de Jacob qui lutta avec lui (l'ange?) jusqu'au lever de l'aurore^ ».
Ce qui est vrai du peuple en général, l'est également de chacun en particulier : celui qui a des ancêtres saints possède en vertu de sa naissance un mérite spécial, c'est-à-dire un droit spécial aux faveurs divines. On recommande même aux fidèles de ne pas s'appuyer uniquement sur leur propre mérite, mais aussi sur celui des autres et spécialement de leurs aïeux. Le Très-Saint dit aux fils d'Israël : « Mes enfants, quand vous voudrez vous justifier (nis?) devant moi dans le jugement, vous
devrez me parler du mérite de vos pères et alors dans le jugement vous serez devant moi proclamés justes. »
Il y a donc une différence entre la prière d'un juste fils d'un juste et celle d'un juste fils d'un pécheur 2; aussi S. Paul compte-t-il parmi les autres titres de gloire qu'il aurait pu avoir selon le judaïsme le mérite de ses ancêtres, qui sont des Juifs, hébreux d'origine et non des Juifs de la dispersion (ces derniers étant plus ou moins mélangés