‹ La loi et la foi [microform]Chapitre 165 sur 210 · Philipp., I · texte numérisé non relu

Philipp., I

Et dès lors celui qui agit en Jésus-Christ par le principe de l'Esprit de Jésus-Glirist doit renoncer entièrement à son propre esprit, à ses propres vues, à sa propre activité, à sa propre suffisance pour n'être que l'instrument^ de celui qui le fait agir. Il doit se glorifier et se réjouir de sa propre faiblesse, de son propre abaissement, de tout ce qui contribue à le faire ressouvenir de son infirmité et à la manifester aux regards des hommes, car la vertu du Christ, la force de son Esprit en reçoit plus de gloire. « Je me réjouis dans mes faiblesses afin que la puissance du Christ habite en moi, car lorsque je suis faible, c'est alors que je suis puissant 2. »

Mais tout en exaltant le rôle de la grâce, tout en mettant en relief l'action de Dieu dans les œuvres de l'homme, S. Paul ne méconnaît pas le rôle de la liberté humaine, et la part des efforts de la volonté dans la vie chrétienne. L'homme n'est pas un instrument passif dans la main de Dieu, il n'est pas mû au point de ne se mouvoir lui-même, mais il correspond librement aux inspirations du Saint-Esprit, travaille effectivement sous l'influence et avec le secours de ce divin Esprit, et gagne la récompense éternelle comme

1. Rom., YI, 13 : Tuapao-TTÎaaTe.. . xà \xilri uu-ùv ôizla SiKaioaûvy]!; TCO 6eà).

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