‹ La loi et la foi [microform]Chapitre 167 sur 210 · I Cor., IX, 23-x · texte numérisé non relu

I Cor., IX, 23-x

2. II Tim., II, 3-6 : Suvxaxo7r(x6ï]cov wç xaXbç o-TpaTtt&Tïiç XptaToîj 'l7](T0y, oùSetç oTpaxeudfJievoç.,. è[i.TÙ.éy.szai xaiç tou ^lou upaYtiaietatç, ■îvaTtp ffTpaToXoY^^cravTi àpia-^, èàv 8à %a\ à6>,^ xi;, où orrecpavoyTai èàv jXYJ voixificûç à6)iTn<7Y]. Tôv xoTtitôvia Yetopyôv ôet TrpcùTov twv xapTiûv fjLeTaXajiêàvetv.

fiance la couronne de justice que lui donnera le Seigneur, le juste juge *.

L'idée du mérite n'est donc pas plus étrangère à la théologie de S. Paul qu'à la théologie des Pharisiens, mais elle est tout autrement comprise. Pour les Pharisiens les bonnes œuvres avaient leur mérite en elles-mêmes ; elles étaient comme une valeur, constituant la richesse de Thomme qui les accomplissait, en sorte que tout homme, par le fait qu'il remplissait un précepte, acquérait réellement comme une somme déterminée de la monnaie usitée dans le commerce avec Dieu. Pour S. Paul, au contraire, les bonnes œuvres n'ont de valeur que si elles sont faites sous l'influence de l'Esprit de Jésus-Christ habitant dans l'âme, c'est cet Esprit intérieur et non une loi tout extérieure qui leur donne leur valeur. Et si elles font acquérir réellement à l'homme la gloire éternelle, si l'homme qui les accomplit doit en être un jour récompensé, si dans la vie future les élus doivent jouir du fruit de leurs travaux sur la terre, ce sera moins à la façon d'une créance dont ils recevront le paiement, qu'à la façon d'une semence dont ils récolteront les fruits. Les bonnes œuvres en effet étant un fruit de vie contiennent un germe de vie qui fructifie pour la vie éternelle comme les

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