Rom., XIII, 8-10; Gai., v
même de la connaissance acquise par la foi à l'Evangile, même de la sainte liberté des enfants de Dieu. La peur de scandaliser les faibles doit nous faire éviter bien des actes que nous savons être permis ^ C'est qu'en effet ces faibles ont une âme pour laquelle le Christ est mort, ces faibles sont membres du corps mystique du Christ, et leur souffrance, leur maladie serait une souffrance, une maladie pour le corps tout entier ^.
Ainsil'idéalde la vie chrétienne, c'est le règne du Christ non seulement dans une âme, mais dans toutes les âmes. C'est le Christ mort, ressuscité et élevé à la droite de Dieu, recevant dans son humanité sainte la plénitude de la gloire, et communiquant aux hommes par son Esprit la vie qui l'anime, vie dont la condition indispensable est le renoncement, la mort à la chair, au péché, à tout l'ancien Adam, vie dont l'activité se manifeste par les œuvres de lumière et de sainteté, vie dont le principe, identique pour tous les chrétiens, unit tous les membres du Christ dans les liens d'une intime charité, vie qui va se développant et augmentant sans cesse par la contemplation des clartés de la foi et la communion de plus en plus parfaite aux mystères et aux vertus de Jésus-Christ, vie qui sera consommée pour nous dans la participation à