‹ La loi et la foi [microform]Chapitre 192 sur 210 · Mt., IX, 2; Me, 11, 5; Le, v · texte numérisé non relu

Mt., IX, 2; Me, 11, 5; Le, v

4. Le, VII, 50 : -fi irtati; cou o-c'o-wxév «re, Tcopsùou èv elpvjv^.

La foi est donc réclamée par Jésus comme une condition nécessaire pour obtenir de lui une faveur naturelle ou surnaturelle. Ce n'est pas, sans doute, la foi elle-même qui fait marcher les paralytiques, ouvre les yeux des aveugles, délie la langue des muets, ressuscite les morts ; ce n'est pas elle non plus qui efface les péchés. Seule la parole du Fils de Dieu a l'efficacité de produire ces résultats, mais la foi est la première condition requise dans le sujet pour que l'efficacité de parole de Jésus ne soit pas entravée par un obstacle.

La foi que Notre-Seigneur réclame, c'est, avant tout, la persuasion ferme et inébranlable de la vérité de la parole de Dieu qu'il apporte, c'est l'absence d'hésitation en face d'affirmations en apparence impossibles^; c'est aussi la foi en sa personne, en ses promesses, en sa puissance et en sa bonté, et neomme^résultat de cette for Tine confiance totale en lui. La foi consiste à ne pas se troubler quand on est avec lui dans la barque ballottée par la tempête 2, à ne pas hésiter quand on vient lui demander une faveur. C'est la même vertu que S. Paul admire dans Abraham, confiant malgré les apparences dans la promesse de Dieu, et espérant contre toute espérance la réalisation

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