‹ La loi et la foi [microform]Chapitre 21 sur 210 · Act., X, 1 à XI · texte numérisé non relu

Act., X, 1 à XI

avant le repas de midi, « il tomba en extase et vit le ciel ouvert et quelque chose en descendre comme une grande nappe attachée parles quatre coins et s'abaissant vers la terre ; à l'intérieur se trouvaient tous les quadrupèdes et les reptiles de la terre et les oiseaux du ciel. Et une voix lui dit : Lève-toi, Pierre, tue et mange. Pierre répondit : Oh! non, Seigneur, car jamais je n'ai rien mangé de profane ni d'impur. Et une voix lui parla de nouveau. Ce que Dieu a déclaré pur, ne l'appelle pas profane. Cela se fît par trois fois et aussitôt après, la nappe fut retirée dans le ciel. »

Le sens de cette vision restait obscur et Pierre n'en avait pas encore la pleine intelligence. Il ne devait la comprendre que plus tard en considérant toute la série d'événements miraculeux dont elle était le prélude .

Toutefois, une chose ressort clairement de ce que l'apôtre a vu et entendu, c'est que l'on doit reconnaître une purification, une sanctification, venant de Dieu en dehors des procédés indiqués par la législation juive.

Pendant ce temps arrivent à Joppé les envoyés du centurion Corneille; Pierre, poussé par une inspiration du Saint-Esprit, les suit jusqu'à Césarée et entre dans la demeure de l'ofiicier romain sans avoir égard aux lois et aux traditions qui interdisent aux Juifs de franchir le seuil des maisons

des Gentils. Corneille lui raconte alors une vision qu'il eut lui-même : « Il y a en ce moment quatre jours, dit-il, je jeûnais et priais dans ma maison à la neuvième heure; tout à coup parut devant moi un homme revêtu d'une robe éclatante qui me dit : Corneille, ta prière a été exaucée et Dieu s'est souvenu de tes aumônes. Envoie donc à Joppé et fais appeler Simon, surnommé Pierre, il est logé dans la maison de Simon le corroyeur près de la mer. Aussitôt j'ai envoyé vers toi et tu as bien fait de venir^. »

Pierre, reconnaissant alors que Dieu ne fait pas acception de personnes, expose à ses hôtes, dans un discours que S. Luc résume, la vie et l'œuvre de Jésus-Christ. Il parlait encore quand l'Esprit- Saint descendit sur tous ceux qui écoutaient la parole. A la vue de ce prodige, l'apôtre n'hésita pas à conférer le baptême à ces incirconcis sur qui l'Esprit-Saint était descendu.

Mais quand Pierre fut remonté à Jérusalem, les fidèles de la circoncision lui adressèrent des reproches en disant : « Tu es entré chez des incirconcis et tu as mangé avec eux ! » Mais devant le récit suivi de tout ce qui s'était passé, des prodiges et des signes manifestes de la volonté divine, force fut bien aux opposants de cesser leurs plaintes

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