Act., XXII, XXIII et XXIV
A la suite de cet incident, les Juifs ourdirent un complot contre Paul. Les anciens etle grand prêtre s'associèrent à leur projet. Il s'agissait de provoquer une seconde réunion du sanhédrin et de demander au tribun d'y faire encore comparaître l'accusé. Les conjurés se chargeaient de l'attaquer durant le trajet et de le mettre à mort. Le neveu de l'apôtre eut connaissance de la conjuration et le tribun, informé, envoya Paul sous bonne escorte à Gésarée pour y être jugé par le gouverneur romain.
Ce complot auquel prennent part les chefs mêmes de la nation montre l'exaspération des Juifs fanatiques contre l'Apôtre des Gentils puisqu'ils ne reculent devant aucun moyen pour s'en débarrasser.
Ginq jours après arrivèrent à Gésarée le grand prêtre Ananie et quelques Anciens accompagnés d'un rhéteur nommé Tertullus. Ils venaient soutenir leur accusation devant le gouverneur. Les griefs invoqués contre Paul sont au nombre de deux. L'un est d'ordre général : « G'est une peste, un homme qui excite des troubles parmi les Juifs dans le monde entier, un chef de la secte des Nazaréens ». L'autre grief se rapporte au fait particulier qui a servi de prétexte à son arrestation : « Et même il a tenté de profaner le temple i » .