Cf. Act., XIX
3. L'absence d'article devant le motçpuYtav comme plus haut devant l'adjectif YaXaTtx':^v ne peut pas être invoquée comme un argument décisif pour traduire « la région phrygio-galatique » La grammaire de S. Luc permettrait de traduire également « la région galatique et la Phrygie ». Tout ce que l'on peut dire, mais on peut le dire, c'est que cette dernière traduction
ployant le mot7:pÔT£pov^ pour désigner son premier passage dans cette contrée, il fait ainsi allusion à un second passage ; or, au cours de sa première mission, il visita deux fois les chrétientés de la Galatie méridionale : il les vit à l'aller et au retour^. Il peut donc leur avoir écrit après cette première mission.
Mais écrivit-il avant ou après le concile ? Le P . Gornély, tout en admettant pour le reste l'hypothèse de Belser, rejette Tépitre à une date postérieure au concile, qu'il identifie, comme les partisans d'une époque plus tardive, avec les conférences du chapitre second. Cependant les raisons apportées plus haut contre cette identification gardent toute leur force, et le meilleur moyen de supprimer toutes les contradictions entre les deux récits est encore de ne pas les rapporter au même événement.
Dans cette hypothèse, S. Paul aurait écrit dès son retour à Antioche, et l'on pourrait voir dans la discussion avec S. Pierre, qui, d'après le ton de la lettre et la chaleur qui l'anime, a dû précéder de fort peu la rédaction, l'incident que S. Luc, plus modéré pourtant et écrivant longtemps après les
n'est pas plus probable que l'autre, elle l'est même un peu moins.