Hébr., XIII
La situation des chrétiens de Palestine, telle qu'elle apparaît par l'épitre aux Hébreux, était des plus précaires. Les persécuteurs s'en prenaient non seulement à leurs biens, mais à leurs personnes. Toutefois ils n'avaient pas eu encore à résister jusqu'au sang; leurs chefs seuls avaient disparu et étaient morts en donnant l'exemple de la fidélité à la foi, allusion sans doute au martyre de Jacques. Ce qu'on voulait, c'était les forcer à retourner au judaïsme, et le judaïsme outre la pression des puissants avait pour lui la magnificence de son culte, les cérémonies du temple, les sacrifices, sans compter tous les souvenirs du passé que les Juifs de naissance avaient de tout temps appris à vénérer. En outre, il n'y avait plus moyen, comme auparavant, de concilier l'ancienne Loi et la nouvelle, de demeurer fidèle aux ordonnances mosaïques tout en se soumettant à l'Evangile, de fréquenter la synagogue et le temple avec tous les Juifs, tout en étant assidu aux réunions dominicales pour la prière chrétienne et la fraction du pain en mémoire de la mort du Seigneur. Cette union, cette compénétration qui a favorisé dans les débuts l'expansion du christianisme est en train de se détruire, l'alliance antique déclarée caduque est près de disparaître (k^^bç à©avia{;,ou*) et en