Lacombe, p
154 LÀ LOI PALLOUX.
rières ^ », et de diminuer les garanties auxquelles la société a droit. Cependant, là encore, si Ton précise, il sera facile de s'entendre. Le certificat d'études? Mais, du moment que les petits séminaires, subissant inspection, pourront y préparer leurs élèves, pourquoi le supprimer? Il offre l'avantage de « prémunir les familles et les jeunes gens contre ces industriels qui, dans un temps plus ou moins long, façonnent pour les examens à subir ^ ». Il est aussi utile pour « neutraliser l'action des collèges situés à l'étranger' ». Mais. enfin, puisque Cousin lui-même l'abandonne, Thiers, « animé du même désir de conciliation » ne fera pas « d'objection absolue contre la suppression de ce certificat* ». Reste la quatrième difficulté, les congrégations religieuses. Celle-là est « plus grave' ».
Avec cette façon directe qui lui est assez habituelle, Thiers pousse tout de suite l'objection. Il s'agit des Jésuites. Il ne s'agit que d'eux. Thiers croit bien qu'ils ont pu avoir, à un moment donné, une aptitude particulière, <c extraordinaire » pour renseignement. Mais il ne lui est pas démontré qu'ils la possèdent encore. Aussi est-il disposé à croire que, lorsqu'on réclame si vivement pour eux, « on cherche à obtenir un de ces articles qui font plus d'honneur, que de profit réel • ». D'autre part, le clei^é n'est pas unanime dans cette revendication. Une partie notable du clergé se refuse à croire au bien que les Jésuites pourraient faire. Enfin, Thiers a des raisons plus graves de refuser aux Jésuites la liberté. Sans craindre Tultramontanisme — il se déclare prêt à « lui tendre la main » — il lui parait délicat de renoncer aux maximes de l'il-glise de France, à Bossuet. Pour son compte, plein d'admiration « pour cette illustre Eglise, toujours