LA RÉSISTANCE DE THIERS
ferme et stable entre les égarements de l'Allemagne protestante, d'un côté, ^^X les excès de TEspagne inquisitoriale, de l'autre * », il ne veiTait pas sans tristesse, ni sans inquiétude déchirer la « charte » sur laquelle elle repose, au bénéfice d'une congrégation! Notez qu'on ne fouillera pas la vie de celui qui se présente pour enseigner. On lui demandera une simple déclaration. Cette déclaration même, Thiers la veutil bien sérieuse, bien consciencieuse? A scruter son langage, il est presque permis d'en douter. Mais il la veut. Il la veut pour toutes les raisons qu'il vient de donner, et pour une autre encore. C'est que la loi est la loi, que la liberté d'association p^. pourrait être proclamée absolue, sous peine de favoriser des associations très dangereuses pour la paix publique. Va-t-on affaiblir l'Etat vis-à-vis de ces associations pour en favoriser une seule, qui a contre elle « la répulsion populaire^? » Verra-ton le clergé — de tous les corps le plus intéressé au maintien de l'ordre social — affaiblir la société ce pour une simple satisfaction d'amour-propre », et pour favoriser une congrégation dont on attend des services qui sont ce lori contestables ' » !
La séance avait été longue. Elle allait finir. Dupanloup protesta, en quelques mots, de ses excellentes intentions, et s'appliqua à faire disparaître l'impression plutôt fâcheuse causée par son discours, sans dire un mot des congrégations en général, ni des Jésuites en particulier. C'est à la séance suivante^ que la question fut reprise, et reprise par Cousin.
Lui aussi, il commence par se plaindre, comme Thiers avait fait, et il répète le mot « dupe ^ » que Thiers avait prononcé. Il veut pourtant « espérer encore ». Ecartant toute « métaphysique » attendu qua la « métaphysique ne