‹ La loi Falloux, 4 janvier 1849-15 mars 1850Chapitre 13 sur 334 · N» du 29 octobre · texte numérisé non relu

N» du 29 octobre

sur ^instruction publique déposé par Carnot durant son ministère. C'était la condition première. Cavaignac répondit qu'il lui avait déjà été pénible de sacrifier aux rancunes de la droite la personne de Carnot, son ami, et qu'il approuvait trop sincèrement le projet de loi pour le retirer. Il se montrait, d'ailleurs, disposé soit à en ajourner la discussion, soit à admettre telles modifications que la majorité de l'Assemblée désirerait y introduire ^ Ce langage réservé ne fît point l'affaire du parti catholique. C'est alors que malgré les sympathies de certains membres du clergé, par exemple, de Tarchevèque de Paris, Mgr Sibour, de Tévèque d'Orléans, de Tévêque d'An'as, de Fabbé de Cazalès, pour Cavaignac, malgré les instances du P. de Ravignan', malgré l'incertitude de l'abbé Dupanloup, qui aurait voulu qu'on ne s'engageât envers personne, Montalembert décida d'aller trouver Louis- Napoléon, et de négocier avec lui. Il y était, d'ailleurs, invité par certains amis du prince, notamment par Boulay de la Meurthe, qui devait bientôt devenir vice-président de la République, et qui devait aussi se tourner plus tard contre le projet de loi de M. de Falloux. « Voyez-le, disait Boulay de la Meurthe à Montalembert, vous en serez enchanté. Il veut la liberté d'enseignement, et le pape désire son élection' ».

Montalembert ^e rencontra, en effet, avec Louis-Napoléon le 30 octobre, dans une salle du Palais Bourbon. Il déclara que les catholiques ne voulaient donner leurs voix qu'au candidat qui leur promettrait la liberté d'enseignement et la liberté des associations religieuses. Louis-Napoléon répondit qu'il n'était pas bien au courant de la question de la liberté d'enseignement, mais qu'il Tétudierait, qu'il aimait peu les

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