Voir, notamment, les n" dii 23 et du 27 juin
ne voit pas se préparer les conséquences lointaines, la lutte inévitable, elle aussi, entre les deux tendances, la division du pays en deux. Ce souci, qui eût été très naturel de la part d'esprits avertis, tels que les rédacteurs du Naliofial, ne perce point dans leurs articles.
Le Siècle dénonce, à son tour, la présentation de ce projet comme « Tacte le plus grave, le pas le plus décisif qu'ait encore osé le gouvernement nouveau dans la voie de la contre-révolution* ». Il s'agit moins d'enseignement et d'éducation, que de politique. L'enseignement, l'éducation ne sont que « fausse enseigne, prétexte hypocrite ». En réalité, ce qui est visé, c'est le pouvoir, c'est l'influence. L'alliance contractée entre Thiers et les fils des croisés l'inquiète. Et ce qui l'inquiète encore davantage, ce sont les conséquences. Mais ici, de nouveau, la perspicacité de l'organe républicain est courte. Il ne voit, en fait de conséquence, que le grand danger d'aviver à nouveau les querelles religieuses. L'Eglise, mêlée de plus près à la politique, verra se tourner contre elles d'ardentes inimitiés. N'est-ce pas parce que Mgr de Quélen avait fait de la politique que l'archevêché de Paris a été mis à sac ? En reconstituant au bénéfice de l'enseignement clérical, monastique, le monopole brisé en 1789, le projet de M. de Falloux prépare à l'Eglise des lendemains qui peuvent être, qui seront certainement pénibles.
Le Siècle esquisse, quelques jours plus tard, une critique précise du projet de loi ^ La substitution du certificat de stage au brevet de capacité abaissera le niveau de l'enseignement dans les écoles primaires. L'intervention du curé, dans la surveillance, aura poui* effet inévitable de favoriser |
les couvents, les congrégations religieuses, aux dépens de '
l'école laïque, contre laquelle il trouvera toujours quelque grief. « Sous le nom menteur de liberté », ce régime équivaudra au « privilège très positif des établissements monas-