Histoire du parti catholiquCy Mélanges, I, p
r Assemblée, il s'y mit à la suite de M. de Falloux ». Une fois ministre, M. de Falloux, qui ne pouvait manquer, de son côté, de sentir combien cette situation était fausse, essaya de faire accepter à Montalembert une grande ambassade. Il fut question, à Tinsu, nous dit-on, de l'intéressé, de celle de Londi'es : mais lord Palmerston, qui avait gardé un mauvais souvenir de certaines attaques lancées contre sa politique par l'orateur catholique, refusa d'agréer ce choix*. Il fut aussi question de l'ambassade de Vienne, et cette fois, Montalembert ne l'ignorait point ^. Mais il idQclina l'offre, et se donna tout entier à cette lourde tâche : faire aboutir, au milieu de circonstances ingrates, la loi sur la liberté d'enseignement.
On vient de voir les raisons qui firent que Montalembert ne se mit point sur les rangs, pour obtenir un portefeuille, après la victoire du candidat qu'il avait été le premier, parmi les hommes politiques de quelque importance, à accepter et à patronner*. Mais rien ne prouve que si Montalembert avait souhaité être ministre, il le fut devenu. Il semblait bien compromettant. Il était Jrop lié avec les Jésuites. En outre, il n'était pas, comme M. de Falloux, l'ami personnel de l'un des conseillers les plus écoutés de Louis- Napoléon, de M. de Persigny II est certain que M. de Persigny, lié depuis longtemps avec M. de Falloux, le recommanda chaudement au prince-président, quand il s'agit de constituer un cabinet. M. de Falloux a nié que M. de Persigny ait été pour quelque chose dans la nomination*. Il ne pouvait prévoir, quand il publiait les Mémoires d' un Roya-