Le texte est dans Falloux, Mém. d'un Roy., l, p
3. Dans la conversation avec le président de la République, M. de Falloux lui dit qu'il venait d'apprendre de M. Merruau que la note de la Patrie « était de la main môme de M. Dufaure. » Mém. d'un Roy., I, p. 537.
partout très favorable à M. de Falloux, expliqua dans une note qu'il ne croyait pas devoir rectifier un récit, celui-ci étant écrit d'après une lettre adressée par Tocqueville à Corcelles, le jour même où aurait eu lieu la séance du Conseil à laquelle de Falloux n'assistait pas ^
Quand la lettre à Edgar Ney fut connue à Paris, elle y produisit une émotion très vive, parmi les membres de la droite. Et Ton s'étonna que M. de Falloux consentît à rester au ministère^. Il a expliqué dans les Mémoires d'un Royor* liste, en se couvrant même de l'autorité d'une tierce personne qui avait passé la journée avec lui^, comment il était rentré à Paris résolu à démissionner; comment il avait été trouver le président de la République, et avait eu avec lui vers dix heures du soir, alors que ses convives l'attendaient pour se mettre à table, un entretien où le président lui avait offert de véritables excuses, ce qui se serait terminé par l'insertion, au Moniteur, d'une note rédigée séance tenante*, de la main même de Falloux. Il n'était plus question de démissionner. Les journaux, cela va de soi, commentèrent vivement l'incident de la double note. Tandis que V Univers déclarait toute cette histoire « glorieuse pour M. de Falloux' », le National se demandait si le président de la République accepterait « ces nazardes, à lui données, en place publique, par une poignée de sacristains* ».
M. de Falloux, cela est sûr, était sorti de cette aventure à son avantage. Mais, la démission qu'il avait retirée au
i. De la Gorce, II, p. 224, note.