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milieu de septembre, il Ja redonna en octobre. Il était malade, aux environs de Paris. Un de ses collègues faisait l'intérim de son ministère. Il ne se sentait d'accord ni avec le président, ni avec ses collègues sur la question romaine. Il était « seul de son bord » dans le cabinet, et ne savait « où prendre un conseil, où demander une inspiration, où chercher un regard, un signe, lorsqu'il lui [fallait] se décider à l'improviste, sur les questions les plus délicates* ». Il parlait donc de démission. Ses amis combattaient ce projet, les uns par sympathie, les autres « parce qu'ils entrevoyaient que [sa] démission entraînerait une crise ministérielle* ». Mais de Falloux, qui n'était entré au ministère que « pour deux grands intérêts, la liberté de renseignement en France, la restauration du souverain pontife à Rome », et qui voyait ces deux intérêts « en sûreté^ » prit « Tirrévocable parti de se retirer sans plus de délai ». Et, à une date qu'Une précise pas y M. de Falloux assure qu'il écrivit sa lettre de démission au président de la République *, puis, « sa lettre à peine expédiée », se hâta « de gagner Paris, afin d'y faire ses préparatifs de départ pour Nice* ».
Mais à peine arrivait-il à Paris qu'il reçut du président « une réponse anticipée, qui s'était croisée avec [son] message et qui avait dû courir après lui*^ ». Cette lettre, datée du 24 octobre, fait allusion à un entretien avec M. de Persigny, où celui-ci aurait parlé du désir de Falloux de <c quitter momentanément les affaires ». Mais le président parle siu^tout de l'inconvénient qu'il y aurait à laisser « se prolonger davantage l'intérim de l'instruction publique », constate qu'il y a « nécessité à ce que [M. de Falloux]
i. Mém. d'un Roy., I, p. 545.