‹ La loi Falloux, 4 janvier 1849-15 mars 1850Chapitre 193 sur 334 · iôic/., p · texte numérisé non relu

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prenne un parti », et exprime les regrets du président ce de se séparer d'un homme qui a donné tant de preuves de dévouement au pays », et il espère « qu'en dehors du ministère* » M. de Falloux lui conservera le même attachement. En somme, le président, sur de simples propos de Persigny, prenait M. de Falloux au mot, et le considérait comme démissionnaire avant d'avoir reçu sa démission^. Si bien qu'au point de vue rigoureusement historique, M. de Falloux a plutôt été relevé de ses fonctions par le président, comme devaient Têtre, d'ailleurs, très peu de jours plus tard, les autres membres du cabinet Barrot.

On sait, en effet, que, par le^ message du 3i octobre, le président de la République expliquait à l'Assemblée qu'iL avait cru devoir se séparer de ses ministres, que ce qui avait triomphé au 10 décembre, ce n'était pas seulement un homme, mais « tout un système » et que, ce système, il était temps de le mettre à exécution. Le lendemain, un nouveau ministère était constitué. La phase parlementaire de la seconde République était close. A partir de ce jour, on parla de coup d'Etat, et il y eut, en face du « parti de l'Assemblée » recruté parmi les hommes qui avaient marqué sous la monarchie de Juillet, Thiers, Berryer, le comte Mole, le duc de Broglie, Montalembert, Dufaure, Tocqueville, Odilon Barrot, un parti de l'Elysée alors à peine naissant, et qui devait bientôt, aux ouvriers de la première heure, comme Persigny, voir se joindre bien des ambitieux sans scrupules, grands noms de TEmpire, ou hommes nouveaux, sans attaches ni obligation envers les anciens partis^.

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