‹ La loi Falloux, 4 janvier 1849-15 mars 1850Chapitre 7 sur 334 · M. DE FALLOUX ET LA RÉPUBLIQUE · texte numérisé non relu

M. DE FALLOUX ET LA RÉPUBLIQUE

Falloux était, du côté des catholiques, en bonne compagnie.

Il ne fit pa^ attendre son adhésion. Dès le 25 février, il écrivait à un de ses amis d'Angers une lettre où, en se fondant sur des motifs très sérieux, exprimés avec force, et même avec éloquence, il plaidait, en quelque sorte, la cause des républiques V Cette lettre fut insérée dans ï Union de l'Ouest, M. de Falloux a soutenu, plus tard, qu'elle n'était pas destinée à la publicité, qu'elle devait seulement fournir à ce journal une sorte de thème à développements, qu'elle ne constituait pas « un manifeste concerté et réfléchi^ ». Mais, en l'expliquant ainsi, il n'a pas désavoué sa lettre, et, au moment où elle parut, il ne fît pas grief à son correspondant de l'avoir imprimée.

Lors des élections à la Constituante, M. de Falloux se présenta en Maine-et-Loire. II n'admit pas un instant que la République pût être contestée'. Il témoigna d'un intérêt très vif pour le sort des classes pauvres, en rattachant cette préoccupation à sa foi de chrétien : d'un intérêt si vif, qu'on l'a accusé, non sans quelque exagération, d'avoir fait une campagne socialiste *. Il fit, en tous cas, une campagne républicaine et, suivant le mot à la mode alors, « démocratique ». — « Quand bien même, dit-il dans l'un de ses discours électoraux, les cœurs et les intelligences, par quelque, mouvement imprévu, retourneraient encore vers la monarchie, les institutions, les idées, les mœurs demeu-

1. « La religion fleurit dans les Républiques américaines; elle a fait au moyen ôge même, la splendeur des républiques italiennes... Montrons à celte heure que le fond de notre nature est aussi facilement apte à Tindépendance et à la fermeté patriotique qu'aux traditions chevaleresques de la monarchie. » Mémoires d'un Royaliste, I, p. 287. La lettre y est reproduite en entier.

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