Ibid., I, p
3. Voir ses entretiens avec M. de Quatrebarbes et son discours à la réunion publique du Palais des Marchands, à Angers, le i± mars 1848, reproduits dans les Mém. d'un Roy., t. I, p. 293-303.
4. Sa profession de foi aux électeurs de Maine-et-Loire avait été l'une des plus remarquées pour ses tendances socialistes... (Spuller. Histoire parlementaire de la seconde République, p. 140). Voir cette profession de foi de M. de Falloux, reproduite dans Mém. d'un Roy. y I, p. 297.
reraient démocratiques, et le monarque ne serait jamais que le président de la République. Honorons donc, saluons cet événements » La campagne de M. de Falloux fut si républicaine, que Tévôque d'Angers crut devoir opposer une liste ^ sa liste. Cependant, tandis qu'il polémiquait 0n Maine-et-Loire contre son évoque*, qu'il y saluait, avec ia République, Tavènement du « citoyen » et du « travailleur libre », qu'il y soutenait cette opinion, que le parti catholique devait désormais se dissoudre ', M. de Falloux négociait, sous main, avec Y Univers (dont le beau zèle pour la Révolution et la République était déjà fort refroidi, en avril 1848), et lui faisait parvenir les assurances les plus propres à désarmer sa colère. U Univers avait blâmé la manœuvre de M. de Falloux. M. de Falloux priait Louis Veuillot de ne pa^ « jeter le trouble dans les rangs déjà fort peu sûrs de la victoire », et « d'avoir confiance en lui* », sans se laisser émouvoir par les apparences. Il tenait donc à Paris, dans le secret de la correspondance, un langage assez différent de celui qu'il tenait à Angers, en public. Tant d'habiiété n'empêcha point que M. de Falloux eut de la peine à passer. Il fut élu le dernier avec un chiffre de voix très faible, c( à la stricte majorité* ». Il fut élu seul de sa nuance, les deux candidats légitimistes qui se présentaient avec lui sur la liste « républicaine » ayant échoué.
A l'Assemblée constituante, M. de Falloux s'inscrivit au