‹ La Loi Falloux et Son Application en Alsace et LorraineChapitre 37 sur 110 · I. Les écoles mixtes · texte numérisé non relu

I. Les écoles mixtes

La loi Falloux en avait prévu la disparition progressive, ses auteurs étant nettement défavorables à la coéducation des sexes : l’article 51 de la loi prévoyait l'ouverture d’une école de filles pour toute commune d’au moins 800 âmes ; la loi du 10 avril 1867 était allée plus loin en mettant l’obligation d'ouvrir pareille école à la charge de toute commune ayant 500 habitants sauf les réserves de l’article 15. En 1870, il restait encore dans le Haut-Rhin 233 écoles mixtes, dans le Bas-Rhin 442 et en Moselle 439 à une classe.

Le gouvernement allemand, sans prendre parti sur le principe de la coéducation des sexes n’était pas opposé à l'augmentation du nombre des écoles mixtes ; l’article 3 du régulatif du 4 janvier 18741 y était plutôt favorable. Toutes les écoles élémentaires à deux classes devenaient mixtes, celles à 3 classes le restaient dans les premiers degrés ; les sexes n’étaient séparés que dans les degrés supérieurs.

Cette largeur d’esprit du gouvernement allemand s’explique plutôt par des motifs d’ordre pratique que par des raisons de principe. La crise de recrutement du personnel avait été aiguë: surtout dans les quatre premières années ; l’école mixte était un moyen efficace pour diminuer le nombre de postes demeurés vacants.

En Lorraine 90 classes purent être supprimées grâce au régu-latif du 5 janvier 1874. Au 1er janvier 1875, le nombre des écoles.

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