‹ La Loi Falloux et Son Application en Alsace et LorraineChapitre 57 sur 110 · Cf, Journal Le Lorrain, 7 sept · texte numérisé non relu

Cf, Journal Le Lorrain, 7 sept

caractère « confessionnel » de l’école primaire publique. Cette dernière « tradition » née le 18 avril 1871, ancienne de 47 ans en 1918, était donc un peu récente en comparaison des autres traditions alsaciennes plusieurs fois centenaires.

Il en est de même pour le caractère confessionnel obligatoire des écoles normales d’instituteurs et d’institutrices, qui date de 1872 et qui rencontra la plus vive opposition au moment de son introduction en Alsace et en Lorraine.

Des doutes auraient donc assez naturellement pu venir à l'esprit des législateurs français au sujet de l'authenticité alsacienne de ces « traditions » un peu neuves. Appréhendant des doutes de ce genre, les partis politiques catholiques prirent les devants en organisant, dès l’été 1919, des pétitions en faveur du maintien de l’école confessionnelle obligatoire. Le but de ces pétitions est défini de façon significative dans l’ouvrage « Das Elsass von 1870 bis 1932 »1 (L'Alsace de 1870-1932) écrit par d’anciens collaborateurs de l’Abbé Haeggy : « La pétition de l’été 1919 organisée en faveur de l’école confessionnelle, qui fut signée par 250.000 pères et mères de famille avait seulement le but d’étabiir en conséquence de ces promesses (celles du général Joffre) que la très grande majorité du peuple considère l’école confessionnelle comme une fradition alsacienne et exige de ce fait son maintien ».

Section II

Le maintien de la confessionnalité et du bilinguisme

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