Cf. Bull. Jean Macé, octobre 1936, p
Cette crise de recrutement est encore notée de façon plus immédiate à la séance du Conseil municipal de Haguenau du 21 octobre 1936, du fait de la création d’une nouvelle classe à l’école primaire des filles de Saint-Georges. Le compte-rendu du Courrier de la Basse-Alsace! (Unterländer, organe de l’U.P. R.) rapporte que « le nouveau poste créé à l’école des sœurs sera occupé par une institutrice remplaçante, laïque, parce que les sœurs de Ribeauvillé ne peuvent pas disposer d’une sœur pour le moment ».
« M. le Maire Brumbt ayant fait à ce sujet la déclaration que la municipalité ferait l'impossible pour avoir le plus tôt possible une sœur remplaçante, la motion projetée par la fraction des conseillers municipaux de l’U.P.R. perdit sa raison d’être». Elle est cependant significative : « Le Conseil municipal de la ville tient essentiellement à ce que les écoles de filles restent de façon complète des écoles de sœurs ».
C’est pourquoi il demande à la municipalité — s’il ne devait pas y avoir, pour le moment, une sœur disponible pour le poste à créer — d’avoir soin, grâce à des pourparlers adéquats avec l’administration de l'Ordre, que l’appel d’une institutrice
-Jaïque ne soit que passager, qu'il n’y ait pas de nomination
définitive de celle-ci, et qu'il soit mis le plus rapidement possible une fin à cette situation d’exception par la nomination d’une sœur ».
2. Le cas, qui est loin d’être isolé?, de ces deux comptes rendus précités de séances de conseils municipaux portent témoignage de la crise de recrutement du personnel congréganiste déjà réelle en temps normal, c’est-à-dire avant la prolongation de la scolarité; celle-ci ne pouvait que l’aggraver singulièrement ÿ.
Aussi bien l’Elsässer 4 écrivait-il que, par suite de la double