‹ La Loi Falloux et Son Application en Alsace et LorraineChapitre 94 sur 110 · J.O., 12 décembre 1936, p · texte numérisé non relu

J.O., 12 décembre 1936, p

2. Cf. Doc. Cath., N° 829, 13 février 1937, p. 408. V. aussi Bull. Jean Macé, Gnpall CICETÉ NC RE

seront proscrits, mais où on mettra peut-être en usage des manuels de lecture et d’histoire composés par les plus fanatiques adversaires de nos convictions ».

Elle s’achève sur un plan de combat au mot d'ordre « Des listes vont circuler, tous les catholiques majeurs, hommes et femmes sont invités à faire savoir, dans le plus bref délai ce qu'ils préfèrent. Un vœu en faveur du maintien de l’école religieuse existante sera mis aux voix. Le résultat du scrutin sera porté à la connaissance de l’Alsace, de la France et de l’univers ».

Le choix proposé aux parents par Mgr. Ruch dépassait considérablement en portée immédiate.celui annonçé par la lettre du Président du Conseil, le projet de M. Léon Blum n'’affectant qu’une partie du principe confessionnel, à savoir le caractère officiel de l’enseignement religieux. Ainsi à première vue la lettre épiscopale semblait porter à faux. Mais qui examine les conséquences logiques de la suppression de l’enseignement religieux officiel, c’est-à-dire enseigné par l’instituteur dans le cadre du programme, est obligé de reconnaître que, si les appréhensions de l’évêque de Strasbourg, étaient sans objet pour le présent et l’avenir immédiat, elles étaient du point catholique, fort justifiées pour un avenir plus lointain. Il était, de ce chef, assez probable, logique même, que les écoles normales deviennent interconfessionnelles, dès lors, les instituteurs ne seraient plus tenus de donner l’enseignement religieux ; de ce fait, l’état d'esprit confessionnel exigé de l’instituteur catholique subirait par la force des choses des entorses de nature à influencer défavorablement l’atmosphère catholique totale exigée par l'Eglise dans une école de sa confession 1.

b) Cependant il ne s’agissait là que de probabilités, non de réalités tangibles, d’où la protestation prompte et vive du Président du Conseil, M. Léon Blum dans un communiqué du 10 février? contre « l'intention qui lui est ainsi attribuée... Ni dans l’une ni dans l’autre des hypothèses (prolongation ou maintien de la scolarité obligatoire de 8 ans) il n’est question

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