Bull. Jean Macé, N° 1er janvier 1937, p
5. Dernières Nouvelles de Strasbourg, 14 février 1937, Bull. Jean Macé, avril 1957 Sp -272;
parlementaires et des conseillers généraux des trois départements recouvrés, « une fin de non recevoir absolue à toute tentative de mettre en cause le statut linguistique et religieux de nos écoles primaires » et la décision « de maintenir les contacts entre eux et de se réunir à nouveau ». -
A. — Les Dernières nouvelles de Strasbourg s'étaient fait l'écho d’une transaction prochaine dans un article du 14 février 1937 portant le sous-titre significatif : « La première phase est close. L'ordre serait donné de cesser le feu » et avaient parlé d’une intervention apaisante de la nonciature : le Comité de Ja défense religieuse de l’Alsace y répondit par un communiqué : « La lutte continue » publié dans La Croix de Paris du 20 février, déclarant « que le mouvement de protestation prend toujours plus d’ampleur et qu’il n’est pas question de cesser le feu...» et annonçant même des manifestations massives. De fait, des meetings eurent lieu un peu partout en Alsace le dimanche, 21 février 1937, des motions violentes y furent proposées au vote des participants par les parlementaires et cette phrase étonnante insérée dans celle adoptée au meeting de Strasbourg, auquel avait pris part M. Oberkirch, sur « l’indignation de la population catholique, qui se voit menacée d’un côté par les canons de Hitler, de l’autre par les visées laïques... »1.
B. — Cependant, des réunions des parlementaires au Palais Bourbon, les 24 février et 3 mars, pour discuter des suites à donner à un entretien entre le président du Conseil et le député Schumann, sortit une lettre? ayant pour but, d’une part, d'obtenir de M. Léon Blum une déclaration officielle qui mettrait le s{atut religieux et linguistique des écoles primaires en dehors de la discussion et d’autre part, d’assurer que la révision demandée du décret incriminé fût préparée par une Commission spéciale, avec consultation des groupements intéressés.
Le 21 avril 1937 la réponse ® du président du Conseil défend le décret du 10 octobre 1936 pour ce qu'il n’a « pas eu pour objet de modifier, en quoi que ce fût, ni l’enseignement bilingue,