‹ La Loi Falloux et Son Application en Alsace et LorraineChapitre 100 sur 110 · Elsässer du 22 février · texte numérisé non relu

Elsässer du 22 février

2, Croix de Paris du 5 mars 1937. Bull. Jean Macé, avril 1937, p. 74. 3. Dernières Nouvelles de Strasbourg du 24 avril 1937.

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ni l’enseignement religieux donnés dans les écoles primaires d'Alsace et de Lorraine. Tout au contraire, le maintien de l’écart d’un an entre la durée de la scolarité des garçons de cette région et celle prévue dans le reste de la France n’est que la conséquence nécessaire du maintien du statut scolaire, religieux et linguistique ».

Dès la réception par M. Schumann de cette lettre, le Comité.

directeur de l’U.P.R. invita les parlementaires « à intervenir énergiquement contre cette attitude inouïe du gouvernement et à agir par tous les moyens en leur pouvoir pour obtenir le retrait de l’intolérable décret ». Dès le 28 les parlementaires d’Alsace et de Lorraine décidaient pour le 12 mai un débat simultané des conseils généraux du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Moselle « pour prendre une position identique à l’égard du problème de la prolongation de la scolarité » ; une assemblée générale des parlementaires et conseillers généraux d’Alsace et de Lorraine était convoquée pour le 15 mai à Strasbourg.

C. — Entre temps les résultats de la pétition annoncée par la lettre pastorale de Mgr. Ruch, du 5 février furent publiés et

commentés en un communiqué officiel de la Ligne des Catho-

liques 1 reproduit par la plupart des journaux locaux le 29 avril 452.360 hommes et femmes majeurs s'étaient prononcés

pour le maintien du régime scolaire actuellement en vigueur : dans le Bas-Rhin : 114.914 hommes et 132.708 femmes. dans le Haut-Rhin: 91.576 — et 113.162 —

soit un total de : 206.490 — et 245.870 —

et un total général de 452.360 signatures.

Comparé aux chiffres des élections législatives de 1936, le:

résultat se présentait de la façon suivante : Les signatures des hommes et jeunes gens majeurs : dans le Haut-Rhin: 72,5% dans le Bas-Rhin: 71,3% soit, dans toute l’Alsace : 71,8% du total des voix exprimées aux élections législatives.

1. Cf. Doc. cath., N° 842, 15 mai 1937, p. 1226. Bull. Jean Macé, juillet 1937, Da:

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Le communiqué de l'Action catholique du diocèse de Metz, publié dans les journaux locaux des 2 et 3 mai, donnait les résultats suivants : 100.975 hommes et 127.091 femmes, soit au total 228.066 votants s'étaient prononcés pour l’école confessionnelle. Comparé à celui des élections législatives de 1936 le chiffre des hommes majeurs donne un pourcentage de 73, 71%

Quoiqu'il ait pu être dit ou écrit, souvent avec quelqu’apparence de raison, sur les conditions d'organisation du referendum donnant, ici et là, l’occasion à de trop enthousiastes partisans, de multiplier leur approbation du statut quo-scolaire, il est certain qu'il fut d’un succès considérable. Mais rappelons toutefois que le referendum avait eu pour thème le maintien de l’école confessionnelle, et non pas le choix entre le maintien et le rejet d’un enseignement religieux officiel nécessitant une année scolaire supplémentaire.

D. — En tout état de cause le résultat du referendum entraîna une aggravation du caractère régional de la protestation, qui se manifesta à la session extraordinaire ! simultanée le 12 mai 1937 des Conseils généraux des trois départements recouvrés. « Nous avons voulu, dira le président du Conseil général du Bas-Rhin, M. le député Michel Walter, qu'il y ait, le même jour, une manifestation commune des trois Conseils généraux de nos deux provinces, protestant de la façon la plus énergique contre l’attitude incompréhensible du gouvernement dans la question scolaire ».

Les vœux émis et adoptés à l’unanimité constituent un rappel des diverses protestations et vœux antérieurs ; dans leHaut-Rhin et la Moselle, ils recueillirent tous les suffrages à l’exception de 6 voix socialistes, communistes ou de gauche.

Le ?5 mai, eut lieu l’Assemblée générale des sénateurs, députés et conseillers généraux des trois départements?, dans la salle du conservatoire de musique de Strasbourg qui fut avant 1918 le siège du Landtag d’Alsace-Lorraine. Le président,

1. Conseil général Bas-Rhin. Rapport et délibération, p. 612 et suiv. Cette session ne fut “extraordinaire que pour le Conseil général du Bas-Rhin, les deux autres conseils généraux se trouvant déjà en session ordinaire.

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