‹ La loi réparatrice [microforme]Chapitre 5 sur 5 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

En resumé, le gouvernement du Canada à commis, pour le moins, une grave erreur en ne désavouant pas les actes scolaires de Mauitoba passés en 1890. Ensuite, il a laissé trafuer lies choses pendant cinq ans, puis, plus turd, après la dernière décision du Conseil Privé, lorsqu’i aurait & être prudent dans son action, respectueux pour les sentiments de Manitoba, il a fait preuve de précipitation et d’arbitraire, tandis que depuis juin dernier, il s’est montré faible, vacillunt ef divisé sur sa politique. La passation d’une loi réparatrice est une affaire

séri.use, entourée de toutes sortes de dan-

gers possibles, On n’aurait pas dû adopter ce mode, excepté en dernier ressort, après avoir épuisé sans succès tous lés moyens pour arriver à ee but si désirable, Et, lorsque lo temps d'agir aurait été arrivé, la mesure réparatrice aurait dû être entière et complète. Or, la loi réparatrice, bien qu’elle contienne tous les éléments de coercition dans son immixtion dans ce qui est habituellement la sphère de la légisiation provinciale, est, comnmeïx chose à élé démontrée, absolument impropre à réaliser

Ottawa, 8 mars 1896.

l'objet pour lequel elle a été préparée. Elle va causer beaucoup'de troubles sans avantages équipolents, eu, elle n’a pas même le sin‘ple mérite d’être finale, s

Après avoir examiné la conduite du gouvernement sur la question des écoles de Manitoba et apres avoir évudié la loi réparatrice, je reviensimaintenant à la question posée au commencement de cette étude et je dis que dans mon humble opinion, le bill en question n’est pas une mesure pour laquelle un membre catholique d’aucune des chambres du parlement devrait voter:

Loin d’être propre à faire du bien, elle est plutôt de natute à nuire aux intérêts catholioues de Manitoba et à causer des torts sérieux au peuple Canadien en général.

Bien que je ne nie pas à auzun député catholique qui peut se convaincre que la loi améliorera probablement la position de ses coreligionnaires en matière d'éducation, le droit de voter pour le bill, je considère on’il est de mon devoir comme catholique et comme citoyen, de voter contre, si elle vient devant le sénat dans sa teneur actuelle,

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