‹ La Loi RousselChapitre 14 sur 14 · AS RES · texte numérisé non relu

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Enfin, pour terminer ces quelques propositions relatives à l'amélioration de cette loi protectrice, nous nous permettrons de demander deux choses :

C'est d'abord qu'il y soit inscrit la défense absolue aux pharmaciens de vendre des biberons à tube, et même l'interdiction de leur fabrication. Malgré qu’en général ils aient à peu près disparu, grâce aux recommandations incéssantes des médecins inspecteurs, ainsi que nous le constations avec plaisir dans le chapitre précédent, il y a cependant encore des nourrices qui s'entêtent à ne pas vouloir s'en séparer; ce sont celles-là qui ont les deux biberons dont nous avons parlé, celui de l'inspecteur, et celui qu'elles donnent à l'enfant les Jours ordinaires.

Enfin, nous voudrions que la loi fit mention, à défaut de la stérilisation du lait, qui est, ainsi que nous l'avons dit, bien difficile à obtenir dans les campagnes. de son ébullition, pour les enfants élevés au biberon. C’est une pratique qui tend à se généraliser, grâce aux médecins inspecteurs, comme nous l’avons également dit en énumérant les résultats obtenus depuis l'application de la loi, mais certainement, s’il y avait un article qui exige cette condition pour qu’une femme soit autorisée à prendre un enfant au biberon, il nous semble que tous ne pourraient que s’en trouver bien. Plus les ordres viennent de haut, plus ils ont des chances d’être exécutés.

Enfin nous voudrions appeler l'attention sur une question qui ne fait pas partie de la Loi Roussel, mais qui

regarde également la Protection de l'Enfance : nous voulons parler de la façon dont se font les voyages des nourrices avec leurs pauvres enfants, soit qu'elles aillent au bureau de placement avec le leur, afin de le montrer à leurs futurs maitres, soit qu'elles ramènent au pays celui © ui qu'on leur à confié. ; = Ces femmes s'embarquent dans un wagon de 3° classe, et souvent leur billet ne leur donne pas-droit aux trains express ; force leur est donc de prendre place dans les omnibus, qui, outre qu'ils mettent un temps notablement plus long, se composent presque toujours de voitures anciennes, qu’on utilise ainsi en attendant qu'elles soient tout à fait hors de service. Les voilà donc installées tant bien que mal avec leur nourrisson, étouffant en été, gelant en hiver. Naturellement, le pauvre petit gène les autres : voyageurs ; quelques-uns ouvrent les fenêtres, occasion nant un courant d'air qui pourra lui être fatal; d’autres fument, sans se soucier de l'air vicié qu ils font ainsi pénétrer dans les poumons de leur petit compagnon de route. Est-il étonnant que ces pauvres enfants se ressentent d’un tel voyage, et souvent succombent après leur arrivée ? Aussi, nous semble-t-il absolument nécessaire que les Compagnies de chemins de fer accordent la demi-place en 2° classe aux nourrices et leur réservent un wagon spécial, tout comme on en attribue un aux dames seules. Tout le monde y gagnera.: les voyageurs ordinaires, qui ne seront plus incommodés par les cris, peu agréables, en effet, des nourrissons, et ces derniers, qui pourront accomplir un voyage, déjà très peu favorable en lui-

: “E les n loue conditions re Et les nel de chemins de fer pourront se féliciter

an d'avoir fait une bonne action, en apportant HeUE part à la À = Protection de l'Enfance.

: , la Fa AN est une œuvre e géniale qui NS:

année des milliers d'existences, et depuis qu’ on see la main à sa plus stricte obserration, les ré- sultats sont véritablement merveilleux. Lea kù Cependant on y trouve ‘encore quelques lacunes qui | pourraient être comblées par les moyens suivants : 1 Suppression dans les différents articles des mots « a noyennante salaire » qui permettent la fraude ; F3 Suppression des commissions locales, qui sont inu- 3 Hs et extension de l'autorité du médecin inspecteur ; Dos Le certificat médical doit être donné avant celui du | maire, faire mention que, la femme remplit toutes les conditions désirables pour élever un enfant, et délivré. FR ant à par le médecin inspecteur de la GR ÉONS CHiDE thon: "Le 4° Certificat da protection de la nourrice contre son , nourrisson ; : | o Obligation absolue que l'enfant de la femme, qui v va

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partir comme nourrice sur lieu, soit nourri au sein pendant au moins sept mois, et, comme moyen de contrôle, déclaration du chef de famille qui prend une nourrice, de l'état civil de cette dernière et de l’état-civil de celle à qui elle à laissé son propre enfant, avec amendes aux trois” si la loi n’a pas été strictement observée. Et pour aider l'application rigoureuse de cet article, secours pécuniaires plus forts aux filles-mères dénuées de ressources pour elles et leur enfant. — Pénalité spéciale contre les médecins qui prêtent les mains à la non-observation de l’article 8; Le |

6° Honoraires des médecins, en cas de maladies des Enfants Protégés, assurés par un versement exigé de tout chef de famille qui met son enfant en nourrice, en sevrage ou en garde, et, dans le cas de misère reconnue,

inscription d'office du nourrisson sur les listes d'assis- Ée

tance médicale ; \ 7° Introduction dans la loi de la défense de dues et. même de fabriquer des biberons à tube ; ] 8° Spécifier dans la loi que nulle ne sera admise à élever un enfant au biberon si elle ne se sert pas de lait bouilli.

On nous pardonnera d’être revenu avec tant d’insistance sur des choses qui ont déjà été dites bien des fois, mais la noblesse du but est un sûr garant de l'accueil qui sera fait à notre travail.

Et on ne nous accusera pas de vouloir aggraver la loi, car, ainsi que l'a dit M. le professeur Pinard, une loi

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