‹ La longévité à travers les âgesChapitre 2 sur 88 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Tout ce qui se rapporte à la durée de la vie n'a cessé de passionner l'humanité pensante. Aussi, était-il intéressant de rechercher ce qu'avait été, de tout temps, la longévité ; de voir sous quelles influences elle avait pu varier, s'accroître de nos jours, dans des proportions des plus rassurantes pour l'avenir.

Malheureusement, les documents que l'on possède sur la question ne dépassent pas l'époque actuelle, ne remontent guère au delà du siècle antérieur au nôtre. De l'Antiquité, du Moyen-Age, de la période qui leur succéda, nous ne savons rien ou peu de choses. La longévité s'est-ellé constamment accrue parallèlement aux progrès de la civilisation depuis l'origine des sociétés ? N'y-a-t-il pas eu dans la marche en avant des temps d'arrêt, de recul peut-être? A quelles époques les progrès ont-ils été les plus constants, les plus considérables ? Enfin, quelles sont les influences générales, particulières, susceptibles d'agir davantage,- sur l'aptitude ou la nonaptitude à la longévité des individus ?

Pour élucider ces diverses questions, il fallait au

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préalable combler bien des lacunes, faire de nombreuses recherches, dresser ensuite des statistiques comparatives permettant de se faire au moins une idée de la longévité probable de nos prédécesseurs. Car c'est l'étude du passé qui permet de mieux apprécier le présent, et d'entrevoir sous son vérita ble jour l'avenir si plein de promesses pour nos descendants.

Ces recherches personnelles, les réflexions qu'elles inspirent forment le fond de cet ouvrage. Sont venus s'y ajouter quelques emprunts aux meilleurs travaux parus sur la longévité, de nombreux détails biographiques d'un contrôle facile, allant parfois jusqu'à l'anecdote. Ils contribueront à masquer çà et là l'aridité des démonstrations, à donner aux pages qui suivent un peu d'intérêt et de vie, à l'ensemble du sujet, une certaine valeur documentaire.

M. -A. Legrand.

Paris, le 1" juillet 1911.

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