J. FiNOT [loc. cit.)y p
léanmoins fort peu élevé chez eu:ï, fait bien icordance avec nos obseirations personnelles. îune fois, pourtiuoi cette faible longévité?
y a pourtant là rien d'étrange ; à y regarder s, on en a vite saisi la raison. N'est-ce point
les poètes, les romanciers, que se pressent Dmbreux les irréguliers de la vie? Ne soot-ce «s catégories de lettrés qui nous montrent 'esprits distingués, forçats du travail, mais Torçats du plaisir; talents féconds, mais trop
trop i(resBés de produire, de produire vite; es, détraqués de génie, incapables de résister ! manies bizarres, à leurs passions, à leurs i, et souvent, hélas ! à leurs vices ?
Ponson du Terrail qui meurt à 42 ans, après u, à la fois, jusqu'à trois et quatre romans chantier. C'est Balzac, qui dine à 6 heures,
fois » son diner dans le bec », suivant son lion, va se coucher. A minuit, il se lève, se lans sa houppelande, après avoir bu un grand café et allumé son chandelier à sept branches. va travailler ainsi jusqu'à midi; douze heures, derrière lui, un à un, les feuillets écrits, iomestique ramasse en apportant au maître jeûner. L'après-midi, il la passe souvent à r, jusqu'à 5 heures, des épreuves. Parfois, il ttera point pendant 18 heures, 20 heures sa table de travail. Que l'auteur de la Comédie e ait pu édifier en peu d'années, grâce à ce
de galérien, une œuvre colossale, nul n'en rpris.
l'immensité du labeur a tué l'ouvrier en
pleine production. Balzac meurt mon gangreneux succédant à ur fiante, chez ce grand surmené du cardiaque, et trop privé d'exerci
Et Flaubert? Il vit au Croîss une bonne partie de l'année, d'ur entièrement passée dans son cal durant la nuit, l'auteur, comme i « enfante dans la douleur... »
son travail est pour lui une non fois il écrira la même ligne; « métier, il remet son ouvrage l'épreuve est trop rude, l'effort considérable. Avant sa soisantièi meurt, lui aussi, à la peine !
Gérard de Nerval travaille par 11 passe sa vie dans les cafés, les tion, poussé par une véritable qui le conduit d'ailleurs au suicid de risle-Àdam meurt aussi av encore un noctambule. On levoîl à Montmartre; à l'aube seuler chez lui, dormir jusqu'à midi.
tasse de bouillon avalée, il se n:
Soutenu par des oreillers, il jet le papier ses notes au crayon, qu'au soir : cinq, six, sept et h la saison.
Verlaine demande à l'absinthe tique, il en gémitj Musset agit console. Hoffmann fait mieux enc Il a d'ailleurs toute sa gamme c
leur, qui retrempe si complètement nos facultés intellectuelles et sait si bien revivifier la pensée !
Les femmes de lettres auraient-elles brillé, sous le rapport de la longévité, au milieu des représentants du sexe fort ? Il n'y parait guère. Sur 136 femmes véritablement notoires, 25 auraient atteint leur 80* année, mais la moyenne d'âge, pour elles toutes, ne dépasserait point 65 ans 8, soit plus d'un an de moins que celle des hommes. (Voir aux Annexes, le tableau VIII, ) Parmi les nonagénaires, on peut citer: M'" de Scudéry, M" du Bocage; parmi les octogénaires : Sophie Bawr, Cornuel, Créqui, Necker, Helvétius, d'Houdelot, de Genlis, Lenormant, Lizardière, Carlem, Tastut, Suard, Lambert, Deffand, Orpie, Luxembourg, Edgewoorl, etc.
Artistes, — Pris dans leur ensemble, les artistes seraient les plus défavorisés de tous les intellectuels. (Voir aux Annexes le tableau IX.) C'est encore chez eux que la longévité aurait fait le moins de progrès au XX' siècle. Sur 116 sujets morts de 1900 à 1910, la moyenne d'âge ne serait, en efTet que de 67 ans 7, en progression seulement de 1 an 5, sur la moyenne du groupe entier fournie par des personnages de toutes les époques (60 ans 2).
Cette infériorité, les artistes la devraient aux peintres et sculpteurs beaucoup plus nombreux parmi eux (|ue les musiciens et que les acteurs.
1? Peinlrea, sculpteurs. — Architectes, dessinateurs, graveurs, ciseleurs, etc.
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On rencontre, chez les artistes de cette catégorie, comme chez les poètes, chez les romanciers et auteurs dramatiques, nombre d'irréguliers de la vie morts jeunes, de géants du travail, parfois aussi, de dévoyés, comme ce Lantara dont les couchers de soleil rappelaient ceux de Claude Lorrain, ce qui ne l'empêchait malheureusement pas de chercher au fond du verre son inspiration. Pourtant, si la moyenne de vie pour l'ensemble des peintres et sculpteurs est peu élevée (voir tableau VIII), on ne saurait dire qu41s manquent delongévites. Parmi les plus célèbres (et ils sont fort nombreux), sont morts au-dessus de iOO ans : les peintres Tocqué, Van-Ost le Flamand, et Waldeck l'Allemand.
Le Titien est mort de la peste à 99 ans, Avercamp, Hokousai, le dessinateur Japonais, sont morts au même âge. Robert, Hennequin, Lawrence, Noblet, Henriquel,Vaudoyer l'architecte, Sansovino, Sergent le graveur, Solimena, Spinelli, Thomassin, Robbia, Boule l'ébéniste, Menzell le peintre allemand, ont tous dépassé 90 ans. Et avec eux. Jacquemart, Jaurat, Lami, Larguillière, Coxie, Donaldson, Ebernhard, Fontana, Galloche, Gatteaux, Guys, Bellini...
Michel-Ange est mort à 89 ans ; Isabey "père à 88; Houdon, Ingres, M™® Vigée-Lebrun, Léon Cogniet sont morts à 87 ; Muller, Latour à 84; Isabey fils, Le Tintoret, Le Lorrain à 82 ; Greuze, Herrera, le sculpteur Barry à 80, etc.
2° Musiciens, — Compositeurs, instrumentistes, luthiers célèbres.
cascadeuses devanl l'Éternel», se distingueraient par la longue durée de leur existence. De même qu'elles conserveraient, comme les actrices, nombre de leurs talents professionnels jusqu'à l'âge souvent le plus avancé. (Voir chapitre xvi',)
En pareille circonstance, le meilleur moyen de se faire une opinion n'étail-il point de demander aux chiffres leur avis ? Après la mort, les étoiles de la rampe, danseuses ou comédiennes, n'ont d'ailleurs plus la possibilité de nous celer leur âge; et l'arithmétique impitoyable, au service de l'étatcivil, ignore l'art de farder la vérité.
La Cambardi est m( La Malibran ....
Rose Chéri ....
ftachel
A. Lecouvreur . . .
Desclée.
Bobinson
La Comlat
Favart (Duronceray).