C. MonLaland
Bourgoing
La Sontag
La Subra ,Juliai .
Dorval
M. Béjart
Agar
VeBtrisil'aolrice) . .
Gaussin
Duchés noi 3
Lacca Pauline. . . .
La Sangalli
Raucourt
La Camar^o . . . .
Damoreau .
ïrauES 67
;alti-.Marié. . 65
Diigaïon . . 66
Maiieieioe Brohan 67
Lind 67
Saiiit-HInie 68
Carvalho 6«
Snébaldi 68
irie Sasse 69
Brohatl 69
La Catalani
Alboni
Pasla
Essier (la danseuse) .
La Guimard , . . . .
Docile
Essier (la [UÎrae) . . .
Fargueil
Dinati t'ëllx
Sophie Arnould. . . .
Laurent ....
une plus grande dépense d'activité physique, bien au contraire.
Au fait, ce serait une grande erreur de croire que tous les penseurs, ceux qui exercent avant tout leurs facultés mentales, soient forcément des inactifs, des sédentaires. On en trouve, parmi eux, ayant su toute leur vie et jusqu'à un âge très avancé, joindre la culture physique, la pratique des sports même, aux travaux de cabinet et à l'élaboration des plus belles œuvres de la pensée,
Legouvé s'est entraîné toute sa vie ; à plus de 80 ans, il faisait chaque jour une séance d'escrime. Wurtz, le chimiste, plus que cinquantenaire, s'adonne au trapèze comme le plus jeune de ses élèves. Gladstone, octogénaire, prête quotidiennement la main à l'abattage d'un arbre dans son parc.
Rousseau, l'amant de la nature, est perpétuellement en promenade. « La forêt de Montmorency, voilà, dit-il, mon cabinet de travail. » Mistral, à plus de 78 ans, déclare à qui veut l'entendre, n'avoir jamais composé un seul vers assis. A un âge aussi avancé, Tolstoï demeure un excellent cavalier. A 70 ans et plus, Carolus Duran ne manquera point un seul jour d'accomplir sa promenade à cheval, durant les vacances.
Que de fois la route de la Corniche, à Saint- Aygulphe, près Saint-Raphaël, le vit passer au menu trot de sa monture. Pendant 40 ans, Corot court les campagnes de France d'un bout à l'autre ; huit jours en Aunis, huit jours en Flandre, un mois en Bretagne, deux semaines dans le Limousin on le Lyonnais. Quand s'achève son dernier été de labeur, il
VIE IMBLLECTUELLE ET LONCivlTÉ
travaille et chemine encore, nous app « comme s'il n'avait que 70 ans " !
Y a-l-il, d'autre part, une vie physiquemt fatigante, plus mouvementée que celle de l'ac la danseuse surtout, dont la profession, dès plus tendre, réclame un apprentissage des plus
Mieux vaudrait dire, que chargés de tradi paroles ou en mouvements la pensée d'autru' doivent au préalable s'assimiler, les homme femmes de théâtre comptent au nombre de humains ayant ie plus à se dépenser. sans c( dont l'existence est à la fois la plus active el pénible.
Ainsi, à y regarder de près, il est bien professions, de situations, où l'activité phys l'activité mentale ne s'allient ou ne succéder à l'autre. Nécessité professionnelle pour les résullatd'un besoin véritable instinctif pourd' d'un besoin de compensation qui nous porte .
librer le plus possible les deux activités dépenses d'ordre différent qu'elles nous occasic si nous vouions conserver la santé.
Maintenant, s'il fallait indiquer laquelle df activités prédomine, celle dont l'influence se plus sentir sur l'aptitude ou la non-aptitud longévité de l'individu, sans hésiter, c'est en de l'activité mentale que nous sommes prêts pencher la balance.
1. Nous n'avons rangé les mimes el les danseus dïDs Is catégorie des intellectuels, et à cOlé des autres de théâtre, que dans t'iiu possibilité de les classer aille
.0 penseur, l'intellectuel à tous les degrés, reste 8 longtemps lui-même que l'être voué aux iognes purement matérielles. li a certainement ; chances de vivre plus longtemps. Une fois de s, les faits donnent tort au.x théoriciens qui vou- Lient soutenir le contraire ; toutes les pages de ce •e en font foi.
ians nui dotite, l'homme vit davantage par le ur et par le cerveau que par les autres organes, jourd'hui, comme de tout temps, l'esprit dompte matière qu'il anime et qu'il subjugue, mens agitai lem !
Is sont nombreux, en effet, ceux auxquels le ;n-ètre matériel est loin de faire défaut dans la illcsse, pour qui la vieillesse pourtant ne saurait rer : fonctionnaires, industriels, hommes d'afres ou hommes de négoce... Combien d'entre eus isent le déclin de leur vie à gémir sur une jeuise et sur une maturité qu'ils n'ont pas su proiger?
*arce que leur existence s'est écoulée terre à re, sans envolée aucune. Qu'ils eurent toute leur leurs facultés tendues vers !a recherche du n-ètre matériel et de la fortune, plutôt que vers aspirations généreuses et nobles ! Qu'ils ne surent 5 se ménager, dans leur égoïsme, le précieux viaue d'amitiés durables pour franchir la dernière pe, et qu'ils sont plus incapables encore de se 'lire moralement à eux-mêmes, quand ils sont ns la nécessité de le faire.
Ils ignorent trop, pour beaucoup, les pures joies