‹ La longévité à travers les âgesChapitre 65 sur 88 · J. FiNOT {loc. cit.), p. 8, 10 et suivantes · texte numérisé non relu

J. FiNOT {loc. cit.), p. 8, 10 et suivantes

qui vivait encore à 158 ans, en Livonie, au cours de Tannée 1855; de cet archevêque et de ce paysan hongrois, qui auraient tous deux atteint leur 185' année ; de Thomas Caru, que le D"" W. Ewans fait mourir à 207 ans ; du centenaire de Bogota, mort à 180 ans (J. Finot); surtout de cet évêque de Tongres, sacré à 297 ans (?) et mort à 375 (??)^

Peut-on même, parmi les contemporains, regarder comme exact l'âge dé surprenants longévités, dont Tétat civil n'a pas toujours été établi, au nioins de façon précise ?

Les nègres (il en a déjà été question), se distingueraient sous ce rapport. En 1897, on signalait à Buenos-Ayres, le nègre Bruno Cotrim, âgé de 150 ans. Deux autres nègres de la Jamaïque, J. Bon et R. Linch, seraient morts, le premier à 146 ans, le second à 160 ans; deux négresses, R. Turry et Catherine Hiart, l'une à 140 ans, Fautre à 150 ans. Mais qui donc a vu leur acte de naissance ? Joé le Jeune, encore un nègre, aurait eu 142ou 144 ans, en 1906. Il détenait, disait-il, le record du monde. En était-il bien certain? Était-il seulement sûr de son âge?

Une chose vraiment curieuse, ce sont les ménages, dont les deux conjoints sont morts tous deux centenaires. De Humboldt cite le cas de deux Péruviens qu'il vit près d'Arequipa; le mari avait 143 ans, la femme 117. Quand J. Kowim mourut, à 170 ans, il laissait une veuve de 164 printemps 2.

1. Compter les années doubles, el même les mois pour autant d'années, cela s'est vu dans l'antiquité, et sans doute fort longtemps après.

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