VIDAL
Comme taille, M. Vidal doit être placé entre M. Louis Blanc et Emile Acollas ; comme philosophe, il donne le bras au président de l'Alliance religieuse universelle, M. Carie.
M.Vidal est néanmoins plus positif que M. Carie; son spiritualisme n'a rien d'échevelé,et le jour où toutes les religions doivent se fusionner lui paraît encore éloigné.
Il a publié : Théologie de la religion naturelle, — La philosophie et les devoirs religieux.
Il a donné de bons articles à la Libre Conscience et de bonnes répliques à certains habitués des soirées philosophiques de M. L.-A. Martin.
VOISIN (Le Dr Félix).
Médecin et philosophe très-connu. Il a publié un grand nombre de bons ouvrages philosophiques — Voyez le Dictionnaire des Contemporains.
WADDINGTON (Charles).
Professeur de philosophie au lycée Saint-Louis. Ses ouvrages sont très-appréciés par les esprits timorés. M. Waddington est encore un de ces hommes qui s'a-
charnent à vouloir établir un accord impossible entre le spiritualisme chrétien et le spiritualisme philosophique, à démontrer qu'il n'y a pas d'antagonisme entre la science et la foi. Ces tendances sont très-accentuées dans son dernier ouvrage : Dieu et la conscience.
WALFERDIN (Hippolyte).
M.Walferdin, si connu comme savant et comme physicien, est peut-être l'homme de France qui s'est le plus occupé de Diderot.
Diderot, il est vrai, était son compatriote.
Sous la Restauration M. Walferdin a publié une édition des Œuvres de Diderot, sans compter un salon inédit qu'il a retrouvé et inséré dans la Revue de Paris.
M. Walferdin adore le XVIIP siècle. — On admire chez lui une collection de bustes de Diderot et la plus belle galerie de tableaux de Fragonard qui existe en Europe.
WYROUBOFF (Le comte).
La plupart des Russes viennent à Paris uniquement pour rigolbocher, pour admirer les rosières de Mabille, sabler du Champagne à la Maison d'Or et dîner avec le baron Brisse.
M. le comte Wyrouboff fait exception.
Il est venu à Paris dans le but de fraterniser avec
— '95 — M. Littré, qui l'a reçu à bras ouverts, lui et ses billets de banque. — Grâce à ces bons billets, le successeur d'Auguste Comte a pu fonder la Revue de philosophie positive, dont M. Wyrouboff est l'un des plus brillants collaborateurs.