Ces chiffres sont compris dans la totalité. 2, Idem
Cette période, qui va de la onzième loterie jusqu’au commencement de la crise économique, fut marquée par la tendance à lextension de l’entreprise de l'Etat, quant au nombre des billets, quant à l'importance des lots et quant au bénéfice réalisé (1). Mais, dès que la crise mentionnée toucha de plus en plus gravement le pays, la Direction Générale de la loterie se vit obligée de ramener le nombre des billets à un chiffre raisonnable et de rechercher les moyens d’intéresser à la loterie les personnes aisées accoutumées depuis longtemps à prêter leur attention aux autres formes de jeux. C’est pourquoi l’on remarque, à partir de la 21e loterie, l’effet tenté pour doter le plan de loterie d’un charme suffisamment séducteur, consistant à diversifier les primes autant que le mode de leurs attributions, cela afin d’intéresser les joueurs par une échelle variée de suppléments de lots jusqu’au jour du tirage.
Section VIII. — LA RÉFORME DU PLAN DE LA LOTERIE
Le dernier essai, consistant à introduire dans le plan de la loterie un nombre important de primes échelonnées à accorder aux heureux souscripteurs, suivant les conditions requises, sembla, après deux loteries, perdre tout attrait, à cause du trop grand fractionnement de la somme à gagner. D'une part, une espèce de satiété et d’indifférence à l’égard de ce plan commencèrent à s’insinuer dans le milieu des nombreux joueurs pour lesquels ce genre de jeu, en raison de sa quasi-uniformité, constante depuis 25 loteries, paraissait dénué de tout intérêt. D'autre part, les autorités du monopole se trouvèrent en présence de très grandes difficultés, en rapport avec la crise économique, qui poussait de plus en plus ses racines dans les diverses couches sociales du pays, et, par suite, causait aux collecteurs un grand préjudice par la mévente des billets. Pour obvier à ces obstacles, se dressant sur la voie du développement de cette entreprise d'Etat, le nouveau Directeur Général décida de tenter une réforme hardie du plan de la loterie, permettant d’infuser une sève rénovatrice à cet organisme vieillissant.
4. Dr Dawidson, Polskie Monopole Pansiwowe, Varsovie, 1930, p. 33-34.
Tout d’abord, afin de pouvoir mieux faire comprendre le mécanisme de l'institution, demeuré obscur à de nombreux citoyens, et pour supprimer toute équivoque au sujet de l’organisation de la loterie, la Direction Générale adopta la méthode consistant à parler au public par l’intermédiaire de la presse. «L’expansion de la Presse, pénétrant aux coins les plus retirés du pays, est la cause première de son influence sur l'opinion publique : c’est ce qui crée sa force que chacun doit prendre en considération. Il est de l’intérêt de la Presse d’avoir des renseignements exacts et détaillés sur l’activité de toutes les institutions d'Etat y compris celle de la loterie, afin de pouvoir informer l’ensemble de la société. C’est aussi de l'intérêt de la Direction Générale de la loterie d'Etat que son activité soit connue, en tous ses détails, de toutes les couches de la population » (1).
Loin de considérer le billet de loterie comme indispensable à chaque citoyen, la Direction Générale est arrivée à l’assimiler à une marchandise qui, par opposition aux autres, comporte un élément psychologique. On se rendit compte que les exigences des souscripteurs, aussi bien que leur goût prononcé pour le jeu, sont soumises à des changements constants. Et c’est pour cette raison qu’un remaniement du procédé classique du plan de la loterie, adopté depuis 1920, s’imposa sans retard. C'était de préférence à certaine innovation récemment introduite, c’està-dire au mode de plan de la loterie, qui ne faisait que se répéter d’un exercice à l’autre, avec des modifications sans importance, qu’il fallait s'attaquer. Par le changement ainsi apporté, la Direction Générale de la loterie d'Etat pratiqua, dans les habitudes du jeu, une brèche par laquelle s’infiltra le souffle de la réforme.
Cette refonte du plan de la 26€ loterie, jouée entre novembre 1932 et avril 1933, révéla la diminution du nombre des billets qui fut ramené au chiffre de 148.000, lesquels devaient totalement, sans aucune élimination, participer à chaque tirage de toutes les classes de l’exercice. Si, lors des loteries précédentes, un numéro sortait gagnant, pendant n'importe quel tirage des quatre premières classes, il était, de ce chef éliminé du jeu,
1. Discours prononcé par le directeur Stanislas Fr lors de la réu nion de la presse au mois d’août 1932,
sans pouvoir participer aux tirages des classes suivantes. L'exemple ci-après permettra de comprendre cette disposition de la loterie précédente. En 25° loterie, 160.000 billets furent émis pour participer au jeu de la première classe de cet exercice. Cependant, en deuxième classe de la même loterie, le nombre de ces billets fut diminué de 3.500 (les 3.500 numéros sortis gagnants, lors du tirage de la première classe et fut ainsi fixé à 156.500. En troisième classe, ce dernier chiffre fut, de même, diminué des 3.500 autres numéros sortis gagnants à la précédente classe, pour ne plus s'élever qu’à 153.000, et ainsi de suite jusqu’à la cinquième classe qui terminait l’exercice.
D’après les nouvelles dispositions du plan de la 26€ loterie, le même nombre de 148.000 billets, émis pour la première classe de cet exercice, participèrent entièrement, sans diminution, à tous les tirages de chaque classe ultérieure. De la sorte, au commencement de chaque tirage, à partir de la deuxième classe et jusqu’à la cinquième classe, en présence de la commission d'Etat, on remit dans la roue aux numéros, les rouleaux de ceux dont les billets étaient sortis gagnants lors des classes précédentes. Ainsi donc, à chaque tirage des cinq classes, le chiffre de 148.000 billets était admis à participer, sans aucune élimination ni exception. En outre, les billets, qui étaient déjà une fois gagnants dans les classes précédentes, se virent attribuer des primes, quand lors de leur participation aux tirages ultérieurs, un lot quelconque leur échéait. Par exemple, le numéro 1.428, gagnant en première classe de la 26e loterie, se vit attribuer le montant de son enjeu. Mais, sortant à nouveau, lors du tirage de la deuxième classe, il toucha, outre le lot correspondant, une prime supplémentaire.
Le montant total de ces primes, accordées, d’une part, aux billets dont les numéros ressortaient, avec un lot quelconque, aux tirages ultérieurs, et, d’autre part, au dernier numéro gagnant, lors de la dernière journée de ces tirages, fut fixé, à partir de la deuxième et jusqu’à la cinquième classe, de la manière suivante : 50.000 zlotys en deuxième classe, 70.000 en troisième, 100.000 en quatrième et 400.000 en cinquième.
Quant aux primes de la première classe, s’élevant à un chiffre total de 40.000 zlotys, elles furent attribuées aux 40 billets dont les numéros étaient tirés, successivement, de 2 à 4l, avec les
lots les plus bas fixés par le plan : c’est-à-dire que ces 40 numéros, outre le montant de leurs lots, touchèrent 1.000 zlotys chacun pour leur part respective de prime.
D’après le règlement de la 26€ loterie, étant donné que, lors du dernier jour du tirage de la première classe, le premier numéro de la journée, sortant de la roue avec un des plus petits lots, se vit, par le fait même, attribuer le plus gros, les 40 lots, les plus petits aussi qui le suivaient, sortis l’un après l’autre, de 2 à 41, se virent accorder la prime de 40.000 zlotys de cette première classe.
La part de la prime à attribuer aux billets ressortant, lors des tirages ultérieurs de chaque classe (de la deuxième à la cinquième), étant aléatoire, ne pouvait être fixée d’avance, puisque son montant dépendait du nombre de ces numéros ressortant. La détermination de ce montant ne pouvait avoir lieu qu'après la publication officielle du résultat du tirage de chaque classe. C’est ainsi que la prime de 50.000 zlotys, accordée à ce genre spécial de numéros sortis lors de la deuxième classe, fut répartie parmi 221 billets, dont la part s'élevait à 226 zlotys 20. En troisième classe, la prime de 70.000 zlotys fut attribuée, de la même manière, à 429 numéros, dont la part respective se chiffrait par 163 zlotys 15. Un procédé analogue fut réservé à la prime de la quatrième classe, s’élevant à 100.000 zlotys, laquelle, répartie parmi 703 billets, accordait à chacun 442 zlotys 20. Quant à la cinquième classe, la part de la prime de 400.000 zlotys, déterminée pour chacun des 72226 numéros ressortant s’éleva à 55 zlotys 35.
La réforme de ce plan fut amenée par la nécessité de prendre particulièrement en considération le classement qui s’était nettement révélé parmi les souscripteurs de la loterie d'Etat en Pologne. Ces joueurs pouvaient être, en effet, répartis en deux groupes distincts : le premier groupe comprenait des souscripteurs qui prêtaient surtout attention aux gros lots, et, par conséquent, la loterie ne les intéressait qu’à partir de la cinquième classe, dont le nombre et l'importance des lots dépassaient sensiblement ceux des classes précédentes ; le deuxième groupe se composait des souscripteurs pour lesquels tous les lots, sans distinction, présentaient un grand intérêt, et, de ce fait, ils prenaient part à tous les tirages des cinq classes de la loterie. Les habitudes
et les exigences de ces deux catégories de joueurs déterminèrent les collecteurs à réserver une partie de leurs billets pour la cinquième classe. Et, pour cette raison, ils se virent forcés d’avancer une partie de leurs fonds de roulement pour les investir, sans aucun intérêt pendant quatre à cinq mois, dans la masse des billets à vendre, marchandise d’une valeur temporaire et comportant un élément d’ordre psychologique, par là, soumise à la variabilité du goût des joueurs.
Pour pallier tous ces inconvénients, la Direction Générale décida d'entreprendre une réforme du plan, sans toutefois léser les intérêts des souscripteurs, et d'augmenter les lots des quatre premières classes, afin d’établir une proportion meilleure entre le nombre et l’importance de tous les lots des cinq classes de la 26e loterie. En même temps, on ne négligea pas les gagnants de la cinquième classe : au contraire, on introduisit, parmi ses gros lots, un de 1.000.000 de zlotys (2.850.000 francs français), représentant une somme qui, jusqu'alors n'avait jamais figuré comme lot indépendant de toute condition.
Les changements apportés, d’après le plan, dans la détermination des lots de chaque classe, furent ainsi conçus :
En première classe, tous les lots gros, moyens et petits, au nombre de 6.000 furent majorés en leur donnant une meilleure répartition que celle de la loterie précédente dans laquelle ils ne dépassaient pas le chiffre de 3.500, Si, en 25€ loterie, les gros lots de cette classe avaient été ainsi fixés : 1 à 60.000, 1 à 30.000, 4 à 15.000 zlotys, par contre ceux de la 26° se virent respectivement élevés à 100.000, 50.000 et 20.000 zlotys. De la sorte, la différence d'augmentation entre la somme totale des lots, destinée à la première classe de la 26e loterie, et celle accordée précédemment à la 25° représentait la valeur de 445.700 zlotys (968.700 zlotys en première classe de la 26€ loterie, moins 523.000 zlotys, en première classe de la 25€ loterie, soit 445.700 zlotys). Le nombre des lots représentant «l’enjeu » fut de 5.612, tandis qu’en première classe de la 252 loterie il ne s’était élevé qu'à 3.300.
En deuxième classe, on éleva en importance, autant qu’en nombre, tous les lots gros, moyens et petits. Le nombre des lots de cette classe, soit 6.000, dépassait sensiblement celui de la loterie précédente, arrêté à 3.500. Si les lots de la deuxième: classe furent, à la loterie précédente, arrêtés à 60.000, 30.000
et 15.000 zlotys, par contre, ceux de la même classe de la 26° les dépassant largement en importance, furent ainsi fixés : 4 à 150.000, 2 à 50.000, 2 à 20.000 zlotys. La différence entre la somme totale des lots de cette classe, pour les deux loteries, fit ressortir, au profit de la 26e, un excédent de 744.850 zlotys (1.442.650 zlotys, en deuxième classe de là 26e loterie, moins 697.800 zlotys, en deuxième classe de la 25e, soit 744.850 zlotys). Le nombre des lots, dont l’ensemble est nommé couramment «l'enjeu », fut élevé au chiffre de 5.601, tandis qu’en deuxième classe de la loterie précédente il n’atteignait que celui de 3.300. |
En troisième elasse, le nombre des lots gros, moyens et petits surpassait de 2.500 (6.000, en troisième classe de la 26 loterie moins 3.500, de la même classe de la 25e, soit 2.500) celui de la loterie précédente. En poursuivant la même progression, les -gros lots de cette classe de la 26€ loterie, notamment : 1 à 200.000, 1 à 100.000 et 2 à 50.000 zlotys, différèrent sensiblement de ceux de la loterie précédente fixés à 60.000, 30.000 et 15.000 zlotys. Grâce à cette augmentation, la différence existant entre les deux sommes globales, destinées aux lots de cette classe, se Chiffra par 1.122.300 zlotys au profit de celle de la 26€ loterie (1.994.100 zlotys, en troisième classe de la 26€ loterie, moins 871.800, en deuxième classe de la 25e, soit 1.122.300 zlotys). Le nombre des lots ayant le caractère d’enjeu fut porté au chiffre de 5558, tandis qu’en troisième classe, de la 25e loterie il n’avait été que de 3.300,
. En quatrième classe, on conserva le même dépassement en nombre pour les lots qui se chiffrèrent à 2.500 (6.000 lots, en quatrième classe de la 26€ loterie, moins 3.500 lots de la même classe, en 25€ loterie, soit 2.500). De même, les gros lots, arrêtés à 250.000, 100.000 et 3 à 50.000 zlotys, dépassèrent largement : ceux de la même classe de la 25e loterie qui avaient gardé la répartition de : 1 à 60.000, 1 à 30.000 et 1 à 15.000 zlotys. La différence entre les deux sommes globales, réservées aux lots de même classe, présenta, au profit de celle de la 26e loterie, un excédent de 1.592.400 zlotys (2.638.800 zlotys, pour la quatrième classe de la 26€ loterie, moins 1.046.400 zlotys, pour la quatrième classe de la 25e loterie, soit 1.592.400 zlotys). Le nombre de lots, considéré comme «enjeu », fut de 5.400, tandis
que celui de la quatrième classe de la 25€ loterie avait été main-
tenu au même chiffre de 3.300.
Quant à la cmquième classe de la 26€ loterie, un rapport contraire s'établit. Notamment, le nombre total de ses lots fut inférieur de 20.834 à celui de la même classe de la loterie précédente (66.000 lots, en cinquième elasse de la 25€ loterie, moins 45.166 lots de la même classe de la 26° loterie soit 20.834 lots). Un résultat analogue se dégage en considérant les sommes totales destinées aux lots de la même classe pour les deux loteries. On remarque une différence de 4.705.250 zlotys au profit de la 25e (21.341.000 zlotys, en cinquième classe de la 25e loterie, moins 16.635.750 zlotys, en cinquième classe de la 26e, soit 4.705.250 zlotys): De même, pour le montant des lots appelés par les joueurs «l’enjeu», son chiffre, en cinquième classe de la 26€ loterie, fut inférieur de 20.621 à celui de la 25e (64.064 lots de l’enjeu, en cinquième classe de la 25e loterie, moins 43.443 lots de la même catégorie de la 26e loterie soit 20.621).
. Par contre les gros lots de la cinquième classe de la 26e loterie dépassèrent ceux de la loterie précédente. Dans cette classe, les gros lots de la 26€ loterie furent ainsi répartis : 1 à 1.000.000, 4 à 300.000, 1 à 150.000, 1 à 100.000, 2 à 75.000, 4 à 50.000 zlotys. Les lots de la 25e loterie de la même classe avaient été ainsi arrêtés : 4 à 300.000, 1 à 150.000, 1 à 100.000, 1 à 75.000, 2 à 50.000 zlotys. |
Après avoir ainsi présenté une analyse approfondie des deux plans de la 25e et de la 26€ loteries, une explication détaillée s'impose afin de permettre de saisir l’importance de la réforme et celle de la connaissance des sources où elle a puisé tous ces chiffres.
D'abord, le plan de réforme élargit sensiblement les cadres des quatre premières classes, et leur majoration appréciable par l'introduction de toutes leurs catégories de lots petits, moyens et surtout gros, lesquels s’échelonnèrent sur des sommes de 100.000 à 250.000 zlotys. Cette mesure permit déjà aux souscripteurs du premier groupe des joueurs, mentionné plus haut, de s'intéresser plus activement à la loterie, lors de cette période, et de ne pas être obligés, par le fait même, de réserver leur participation au jeu jusqu’à la cinquième classe. D'autre part, lors
de la loterie précédente, pendant les classes allant de 1 à 4, le nombre des lots à gagner se chiffrait par 14.000 (4 fois 3.500), et le rapport entre la somme totale, destinée à ces lots, et celle correspondante de la cinquième classe était de 1 à 7 (la somme des quatre premières classes de la 25€ loterie était de 3 millions 139.000 zlotys et celle de la cinquième classe de 21.341.000 zlotys). Le nouveau plan de la 26€ loterie améliora cette situation en faisant, d’une part, sortir, lors de ses quatre premières classes, 24.000 lots (4 classes à 6.000 lots) et, d’autre part, en élevant le rapport de leur valeur totale à celle des lots de la cinquième à un chiffre un peu inférieur à la moitié (la somme totale destinée aux lots des quatre premières classes de la 26€ loterie était de 7.044.250 zlotys et celle de la cinquième classe de 16.635.750).
En outre, le nombre des lots, représentant l’enjeu, fut sensiblement majoré dans les quatre premières classes de la 26€ loterie, puisqu'il atteignit le chiffre de 22.171, tandis que, pour la même période de la 25e, le nombre de ces lots avait été fixé à 13.200. Il s’ensuivit donc une diminution de ce genre de petits lots dans la cinquième classe de la 26° loterie, pour retrouver une proportion plus acceptable.
Le lot appelé «enjeu » n’est seulement le remboursement du prix entier du billet qu'après le tirage de la cinquième classe, c’est-à-dire que la somme de 200 zlotys (somme à rembourser après défalcation de 20% au profit de l’Etat et du collecteur sur le lot de 250 zlotys) représente la mise versée par le souscripteur du billet lors des cinq classes de la loterie (5 (classes). X 40 (prix) soit 200 zlotys). Tandis que «l'enjeu», lors des quatre premières classes (après défalcation des 20%), ne représente pas seulement le montant de la mise à rembourser mais aussi un excédent correspondant au prix d’un billet pour la classe suivante. Il est facile de se rendre compte qu’en soulageant la cinquième classe d’une quantité assez notable de lots d’enjeu, au profit des quatre premières, le total des mises déjà effectuées, lors de celles-là, étant inférieur à celui qui aurait dû l’être jusqu’à la dernière classe, on réalise une économie permettant d’augmenter le nombre et l’importance de lots ainsi que ceux des primes de toutes les classes de la loterie.
D’autre part, en diminuant par comparaison avec la loterie
précédente, les primes de la cinquième classe de la 26€ loterie, partiellement au profit des primes des quatre premières, on ne fait qu’intensifier les économies susdites destinées, en somme, à majorer graduellement tous les lots de cette loterie. On arriva même à augmenter tous les lots (sauf ceux de la catégorie d’enjeu) de la cinquième classe qui, en représentant la somme de 5.775.000 zlotys, dépassèrent celle de l'exercice précédent, réservé à ce genre de lots, et qui s'était chiffrée par 5 millions 325.000 zlotys, sans parler du gros lot de la même classe qui, par son montant d’un million à gagner, sans aucune condition, fournissait indiscutablement un nouvel attrait susceptible de contribuer à l’extension de la nouvelle loterie.
Il ne faut tout de même pas négliger ce fait important que le nombre de billets de la 25e loterie s’était élevé à 160.000, tandis que celui de la 26€ avait été ramené à 148.000. Par conséquent un certain abaissement raisonnable d’une catégorie de lots devait s’ensuivre. Si le nombre des lots, formant l’enjeu de la cinquième classe, était, jusqu’à un certain point diminué, cela n’eut pas trop d'influence sur la proportion générale des billets gagnants. Si, selon le plan de la 25° loterie, sur 20 billets, 10 sortaient gagnants, le plan remanié de la 26€ loterie, y compris tous les avantages énumérés, attribuait des lots, sur 20 billets, à 9,2. En général, cette nouvelle relation, établie entre les billets et les lots à gagner, n’a nullement amoindri l’engouement des joueurs pour la loterie. Et, en recourant à la comparaison avec les loteries en classes importantes des autres pays, on sera amené à se prononcer en faveur de la réforme accomplie.
Parmi les nombreux changements apportés au plan de la 262 loterie, on doit faire mention d’une innovation d’une certaine originalité, consistant en ceci que l’on ne mit plus dans la roue, avant chaque tirage, un rouleau séparé portant le chiffre du plus gros lot de la classe correspondante. Il fut décidé que le premier numéro du dernier jour du tirage, sorti gagnant avec un lot représentant « l’enjeu », se verrait, par là-même, accorder le gros lot de la classe correspondante. C’est ainsi qu’au lieu du rouleau du gros lot on ajouta dans la roue à lots, avant le commencement du tirage, encore un lot de la catégorie formant le total des mises à rembourser.
J., Handelsman 13
Le mode d’attribution du gros lot était, aux termes de l’article 6 du règlement de la 26e loterie (1), ainsi conçu :
« Les gros lots de chaque classe, c’est-à-dire 100.000 zlotys en première, 130.000 en deuxième, 200.000 en troisième, 250.000 en quatrième et 4.000.000 de zlotys en cinquième classe, sont attribués au numéro auquel écherra, le dernier jour du tirage de chaque classe respective, le premier lot le plus petit, c’est-à- dires 100 zlotys en premivre classe, 150 en deuxième, 200 en troisième et 250 zlotys en quatrième et cinquième classes. Par conséquent le billet ayant gagné le ‘premier lot le plus bas de cette classe, le dernier jour du tirage, au lieu de ce lot, se verra accorder le gros lot. En rapport avec ce qui précède à la roue des lots, dans chaque classe sera ajouté, en supplément, un lot du plus petit montant ».
C’est par la «démocratisation », si l’on peut dire, de ce gros lot qui, à partir de cette loterie ne différa plus des dizaines de milliers d’autres «enjeux », que l’on voulut affirmer le rôle du simple hasard à chaque tirage.
À remarquer que le prélèvement de 10 VA sur 40 zlotys, prix du billet pour chaque classe effectué par la Direction de la loterie pendant tous les exercices précédents, afin de couvrir les frais d'administration et de placement des billets, fut maintenu dans le plan réformé.
Cette réforme du plan de la 26€ ob en inaugurant, ue la crise économique, une période d'énatotise tal eut cet heureux résultat de donner à la loterie d'Etat, les moyens de fortifier sa position déjà importante établie au cours de plusieurs années d'existence. Grâce aux innovations ainsi introduites, la Direction Générale remporta un succès inconnu jusqu'alors permettant ainsi aux nombreux collecteurs de voir s’évanouir les difficultés de vente qu’ils avaient éprouvées, lors de la loterie précédente, et de placer avantageusement, dès la première classe, tous les billets disponibles.
. € Przepisy 26€j Polskiej Phone Loterji Klasowej », Varsovie, août 1932.
USE En FAT an
Section IX. — LES COLLECTEURS
$ 1. — L'activité pes coLLecreuRs Depuis 1920.
Ces agents, chargés officiellement du placement des billets de la loterie d'Etat de Pologne, ne rencontrèrent plus, quand ils sollicitèrent un emploi de la Direction Générale, les obstacles qui leur étaient jadis opposés par les envahisseurs. Les entraves appliquées de facto sous l’ancien régime, celui d’avant-guerre, lors du choix des collecteurs, et consistant à éliminer les candidats qui se refusaient à embrasser la religion officielle de l'Etat, ont été supprimées par les autorités de la loterie de Pologne.
Tous les collecteurs citoyens polonais, sans distinction d’origine, ayant fourni la preuve de leur expérience auparavant acquise en matière de loteries, appuyés d’un témoignage de leur probité et d’une attestation de leur activité irréprochable, peuvent, dès la création d’une loterie, accéder à cet emploi. C’est ainsi que de nombreux candidats grâce à l’absolue tolérance de la Direction Générale, se virent accorder, à partir du premier semestre de l’année 1920, le droit d’exercer les fonctions de collecteur sur toute l'étendue de la République.
Les 639 collecteurs, nommés pour la première loterie d'Etat de Pologne, furent tenus, pour la plupart, d'ouvrir des comptoirs de vente, afin d’être en contact plus direct avec les nombreux souscripteurs (1). Quant aux autres, ils devaient à certaines heures, fixées d'avance par circulaires de la Direction Générale, se tenir, dans leurs appartements privés, à la disposition des joueurs. Chaque agence de vente des billets, dirigée par un collecteur, devait être munie, à l’extérieur de l’établissement, d’une enseigne revêtue du blason de la République (emblème à l'aigle blanc) et portant l'inscription : « Agence de vente de la loterie d'Etat ». Quand le placement des billets était effectué dans l’appartement du collecteur, ce dernier était tenu d’exposer à l’entrée de sa demeure un avis devant permettre aux souscripteurs de connaître la résidence et les heures de réception de l’agent de vente.
i. Circulaire n° 4 de la Direction générale de la loterie d'Etat de Pologne, Varsovie, mai 1920.
Sous le régime de l’inflation de très nombreux collecteurs ne s’occupèrent du placement des billets de la loterie que d’une manière accessoire, c’est-à-dire en adjoignant la vente de ceux-ci, comme supplément, à leur commerce principal. Un grand nombre de ces agents, chargés, par la Direction Générale de la loterie, de la vente des billets, se recrutaient parmi les propriétaires de comptoirs de change de monnaies étrangèrés, lesquels, à l’époque des grands troubles monétaires, causés en Pologne, par la dépréciation du mark, étaient en relations constantes avec le public. Ils purent ainsi, grâce à leur profession, se rapportant aux fonctions bancaires, autant qu’à leur contact suivi avec les habitants, appartenant à toutes les classes de la société, placer, avec succès, les billets de la loterie.
Quand vint lavilissement de la monnaie, qui, d’un jour à l’autre ne faisait que s’accentuer, les collecteurs, et, plus spécialement, ceux d’entre eux qui s’occupaient du change et des affaires de banque, différèrent jusqu’à l’extrême limite les opérations d’extrait, de prise, de rétrait de leurs billets de ladministration de la loterie, afin de se mettre, pendant ce délai, prolongé de leur propre gré, à l’abri de la baisse du mark en investissant leurs disposinibilités en marchandises ou en monnaies étrangères stables. Etant donné que les opérations de chaque classe : prise des billets aux bureaux de la loterie, leur renouvellement par les clients et les tirages respectifs s’effectuaient dans un laps de temps correspondant, à peu près, à un mois, les collecteurs prévoyants s’eflorçaient, par cet ajournement de moins s’exposer aux pertes subies non pas sur la quantité des signes monétaires, lesquelles, en raison du mécanisme de leurs fonctions d’intermédiaires de vente, n’existaient point, mais sur la perte en valeur relative du mark dont la puissance d’achat allait diminuant.
Les autres collecteurs, obéissant à leurs sentiments patriotiques, conservateurs confiants et attachés à la monnaie en cours, sans l’expérience des problèmes de l'inflation, apportèrent, de même, des retards à leurs opérations d’extrait, de prise et de retrait des billets de l'administration, cela en raison de l’augmentation de leurs frais personnels, causée par le renchérissement général des prix, qui, par voie de conséquence, diminuait leur fonds de roulement disponible. En somme, les
retards étaient causés par ce fait que ces collecteurs étaient obligés de recourir, d’une classe à l’autre, à un prêt d’argent qu'il était difficile d'obtenir, en un temps de dépréciation continue de l’unité monétaire. Ce défaut d’exactitude des collecteurs, souleva de nombreuses réclamations de la part des souscripteurs, qui forcèrent la Direction Générale de la loterie à rappeler, dans des circulaires à ces agents de vente, qu’ils devaient observer, avec plus de régularité, les délais prescrits (1). La menace de mesures coercitives, pouvant aller jusqu’au retrait de la concession de la vente des billets, fut adressée, par les autorités de la loterie, aux collecteurs récalcitrants manquant à leurs obligations. Mais, en dépit de ces avertissements, les difficultés financières résultant de cette époque troublée s’avérèrent de beaucoup les plus fortes et même insurmontables.
Tous ces expédients imaginés par les collecteurs, sous le régime de l'inflation, ne les préservèrent pas absolument des pertes en relation avec l’exercice des fonctions d’agents officiels de la vente des billets. Obligés, lors de chaque classe, et pendant un certain laps de temps, de faciliter à chaque souscripteur le renouvellement de son billet, et, d’autre part, forcés par le règlement de la loterie, de rembourser certains billets gagnants, les collecteurs firent, tout de même, pour quelques semaines, Pavance de leurs disponibilités, lesquelles avaient perdu de leur valeur à chaque recouvrement ultérieur. En outre, leur cautionnement, déposé en nantissement de leurs billets, pour une période d’un seul exercice durant de 5 à 6 mois, subissait, en fin de chaque loterie consécutive, une perte énorme, atteignant, au terme de la 8 loterie, les 95% de leur valeur. I! s’ensuivit donc que, sous le régime de l'inflation, les collecteurs furent victimes de leur devoir, en essuyant des pertes matérielles considérables.
Aux premier temps de la stabilisation de la monnaie et avec l'introduction du zloty, des débuts très difficiles furent réservés aux collecteurs. La grosse mévente des billets de la 9e loterie leur infligea des pertes très élevées. Certains d’entre eux se virent acculés à la décision extrême de renoncer aux fonctions
1. Circulaire n° 4 de la Direction générale de la loterie d'Etat de Pologne, Varsovie, mai 1920 ; Circulaire n° 10 de la Direction générale de la loterie d'Etat de Pologne, Varsovie, septembre 1923.
d’agent officiel, chargé de la vente des billets de la loterie de Pologne. C’est ainsi que le chiffre total des collecteurs, qui malgré toutes ces vicissitudes, persistèrent dans la voie choisie et poursuivirent leurs fonctions, fut ramené, lors de la onzième loterie, jouée en 1995, et sous l’effet d’une diminution constante pendant la période d'inflation, de 639 (nommés au début, en 1920) à 522. De ce fait, le reste des billets précédemment mis à la disposition de ces agents, qui maintenant résignaient leurs fonctions, fut réparti entre les 522 collecteurs restant. De la sorte, un certain regroupement, au point de vue de la quantité des billets attribués aux collecteurs pour le placement dans le public, commença à se manifester, surtout après la dixième loterie.
A partir de 1925, avec la ae du nombre de billets effectuée en 10€ et 11e loteries, les collecteurs durent s’accommoder aux conditions nouvellement créées. C’est ainsi que la Direction Générale, se rendant compte des difficultés éprouvées par ces agents officiels de la vente au cours des années précédentes, se décida à ramener le montant de leur cautionnement à un chiffre correspondant au nombre de billets à eux accordé pour le place-
ment dans le public (1), Une légère amélioration en résulta qui
permit d’espérer l’avènement d’une période de développement de la loterie pendant laquelle de meilleurs bénéfices pourraient être réalisés. C’est pourquoi la reprise normale du placement des billets, à la stabilisation, contribua à la formation d’une catégorie de collecteurs qui n’exercèrent plus aucune autre fonction que celle d’agent officiel de la vente. Et l’activité apportée ultérieurement à la vie économique permit aux collecteurs de placer avantageusement leurs billets.
Pendant ce temps, plusieurs agences de vente, recourant à la spécialisation et au perfectionnement des méthodes ayant pour but d'augmenter le nombre de leurs souscripteurs, ouvrirent des comptoirs réservés uniquement au placement des billets. D’autre part, par suite de l’augmentation continue du nombre des billets émis aux loteries ultérieures, quelques collecteurs, grâce à la répartition qui s’ensuivit, se virent attribuer, par la Direction Générale, dates quantités de
1. Circulaire de la Direction générale de la loterie d'Etat de Pologne,
Varsovie, juin 1924.
billets destinés à la vente. Citons, en passant, le cas d’un des collecteurs de la capitale qui se trouvait, en 1928-1929, à la tête d’une agence de vente à laquelle la Direction Générale de la loterie avait attribué 17.000 billets. Il jouissait à l’époque d’une grande autorité qui lui permettait d'agir à sa guise, en ce qui concerne les méthodes de placement et le recrutement des joueurs, qui, de leur côté lui gardaient une fidélité de souscription extrême. Son agence de placement avait, parmi des milliers d'acheteurs, la réputation d’être la seule portant chance à ses Joueurs. Une semaine avant la date du tirage de chaque classe, ses nombreuses succursales, établies à Varsovie et en province, étaient littéralement assaillies par des souscripteurs venus pour l’achat ou le renouvellement des billets. Les agents de la police étaient obligés de maintenir l’ordre, afin de permettre d’accélérer le va-et-vient de cette foule considérable stationnant dans la rue en rangs serrés. Mais la grande crise économique, accompagnée d’autres facteurs d’importance,ébranla les assises des nombreux comptoirs de ce collecteur jusque-là tout puissant et finit par le mettre à bas à la fin de 1931.
Ces grandes agences de vente, ayant à leur disposition des milliers de billets, recoururent à une méthode de publicité dépassant les limites des localités et des départements sur l’étendue desquels le placement, par elles, devait être entrepris. Avec des milliers de prospectus et offres de vente envoyés par la poste, elles atteignaient ainsi les coins les plus retirés de la République. De cette manière, elles contribuèrent à la naissance d’une concurrence déloyale envers leurs confrères auxquels un nombre de billets beaucoup moins important était accordé. Il est très compréhensible que la majorité des collec: teurs de la loterie d'Etat se compose de personnes, directrices d’agences de vente, auxquelles la Direction Générale n’attribue qu’un nombre petit ou même moyen de billets. On peut dire que, le plus souvent, les agences de placement auxquelles, en vertu de leur concession, renouvelée d’un exercice à l’autre, le nombre des billets accordés pour la vente dépasse 500, sont classées parmi les plus importantes. 3
Les collecteurs, dans l’exercice de leurs fonctions contractèrent des méthodes de concurrence et même certaines habitudes ayant pour but de contrecarrer l’activité dépassant les bornes per-
mises et, parfois, assez gênante des grandes agences mentionnées plus haut. Le procédé consistait à rembourser les billets gagnants aux souscripteurs qui les avaient acquis dans les autres agences de vente, Les difficultés de déplacement, les frais postaux pour la réalisation des billets gagnants, achetés chez des collecteurs éloignés, ou même de province, obligèrent de nombreux souscripteurs à s'adresser à d’autres agences situées à proximité de leurs demeures ou du lieu de leur travail. Généralement, c’était au cours même des nombreux jours de tirages que ces joueurs sans vouloir atteindre la publication officielle de la liste complète des lots tirés, demandaient le remboursement de leurs billets gagnants, Sans être obligé de rembourser, avant l'apparition de la liste officielle entière, les billets achetés chez lui, et encore moins ceux acquis dans une autre agence, le collecteur, se trouvant en présence d’un nouveau client, espérait, en lui payant son lot, après vérification sur la liste quotidienne, lui vendre, en même temps, un autre billet pour l’exercice en cours ou même se le réserver comme souscripteur futur.
Attendu que, après la publication de la liste totale officielle paraissant après le tirage complet de chaque classe, tous les collecteurs sont tenus de rembourser les billets à n’importe quel porteur, ces agents interchangeaient leurs billets gagnants, payés dans les conditions qui viennent d’être indiquées. Or, se heurtant assez souvent, pour la réalisation de ces billets gagnants, à la mauvaise volonté de leurs confrères, les collecteurs, qui avaient besoin de rentrer en possession des disponibilités ainsi avancées, tentèrent de s'adresser, pour le paiement de ces billets, à la Direction Générale de la loterie d'Etat. Mais cette dernière, ayant à cœur les intérêts généraux de tous les collecteurs, pour protéger ceux-e1 contre le remboursement éventuel des billets parfois volés ou perdus, désireuse, enfin, d’abolir définitivement ce système et ces méthodes inavouables, s’opposa par le refus du paiement de ces billets, lequel devait être effectué par les agents de vente respectifs, à la réalisation de ces desseins.
Dès que les conditions du marché s’améliorèrent et permirent avec un nombre de billets continuellement augmenté, de réaliser par l’intermédiaire des collecteurs, des bénéfices appréciables, la Direction de la loterie fut assiégée et même submergée de
nombreuses demandes émanant d’une grande quantité de candidats aux fonetions de nouveaux agents officiels de vente. Mais les autorités de la loterie se trouvèrent dans l’impossibilité de satisfaire les requêtes de ces particuliers en raison du nombre limité de billets disponibles. Or, il y avait lieu de tenir compte en premier lieu, des intérêts de ces solliciteurs qui, suivant le décret du 7 décembre 1924 avaient droit à des faveurs ou même à certains privilèges, Conformément à ce décret, les invalides, les veuves et orphelins de fonctionnaires, et les personnes méritantes devaient être entourées d’une protection spéciale. Comme il a été dit précédemment au chapitre consacré à «La direction de la loterie », en 1931, lors de la répartition des billets entre les collecteurs, il fut accordé des concessions de vente à 176 personnes ou institutions appelées à jouir de ces privilèges et représentant ainsi 21% du nombre total des agents officiels de la vente. Quant au nombre des billets ainsi attribués, son chiffre s’éleva à 28.660, c’est-à-dire à 13,6 % de la somme totale des billets (1).
Il y a lieu d'indiquer ici que le nombre des collecteurs augmenta progressivement à partir de la 14 loterie, pour s’élever, lors de la 21e, à 790. Les bénéfices de la vente, accordés par la Direction Générale aux collecteurs ne subirent aucune modification : ils continuèrent à s’élever à 10 % du prix du billet pour chaque classe, c’est-à-dire à 4 zlotys pour un prix de 40 zlotys, plus 2% à titre de prélèvement sur la valeur des lots.
En 26e loterie, jouée entre novembre 1932 et avril 1933, le nombre des collecteurs, auxquels la Direction Générale de la loterie d'Etat accorda des concessions de vente sur tout le territoire de la République pour un total de 148.000 billets, fut de 988. Ce nombre de collecteurs, avec les quantités respectives de billets accordés par la concession, se trouvèrent répartis entre les trois anciennes provinces de la Pologne, comme il est indiqué au tableau ci-après.