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cale un autre type, du genre capitaliste-joueur, assez fréquent en Pologne. Celui-ci est tenté par le gros lot promis à l’émission des emprunts à lots. Il consent à renoncer au revenu supérieur, que lui procurerait soit le dividende d’une action soit l'intérêt d’une obligation, afin de pouvoir, de cette manière, tenter de se voir attribuer un gros lot, sans toutefois perdre son capital, c’est-àdire le montant de la somme engagée dans le titre de l'emprunt à lots. C’est donc un genre de placement du capital qui, ajoute à sa sécurité, l’espoir d’un profit supplémentaire aléatoire. Sans être une loterie, au plein sens du mot, ce genre unit, aux avantages du prêt, ceux de la loterie, sans en avoir les mêmes inconvénients économiques, Le désir de s’enrichir est si fort chez ces capitalistes-joueurs, qu’ils consentent à troquer la légère diminution d'intérêts, servis annuellement par le titre d'emprunt à lots, contre la chance aléatoire d’une fortune.
Tous les reproches adressés à la loterie nous paraissent de faible valeur dans ces pays qui, tout en interdisant la loterie, tolèrent cependant, sans limitation, les casinos, les clubs de jeu, etc. Les raisons morales qui déterminent la défense de l’organisation d’une loterie nous paraissent s’évanouir devant les véritables ravages causés dans la vie publique par la tolérance des maisons de jeu, beaucoup plus dangereuses pour un simple citoyen qui s’y trouve à la source du mal, à même de perdre tout son avoir.
Il est à remarquer que tous les établissements de jeux, cercles, casinos de stations balnéaires ou thermales, rapportent à l'Etat, sous forme de taxes, de droits, des sommes considérables. De ce fait nous paraît beaucoup plus incompréhensible l’ostracisme dont est frappée la loterie dans les pays de l’Europe occidentale. Cependant, l'élimination de la loterie d'Etat, dans ces mêmes pays, n’a nullement contribué à la renonciation du public à participer à ce genre de jeu. Nous y observons une véritable dispute de la clientèle alléchée par le pullulement de toutes sortes de loteries étrangères comme celles d'Espagne, d'Italie, d'Irlande, des Pays-Bas, etc. De la sorte les pays réfractaires se voient, malgré l'interdiction existant, enlever, par leurs voisins les plus proches, des centaines de millions de francs ainsi drainés chaque année à l’étranger.
Il nous semble donc que les pays civilisés de l’Europe, ayant à